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Actualité

Article publié le 19 juin 2014

« .vin » et « .wine » ou la première étape d’un racket mondial organisé

A moins de trois jours de l’ouverture de la 50e session de l’ICANN qui débutera à Londres le 22 juin, les représentants des vignerons pointent du doigt la responsabilité de certains gouvernements dans l’échec des négociations entre le secteur et les sociétés candidates à l’exploitation des « .vin » et « .wine ».

Ils dénoncent l’opacité qui entoure les prises de décision au sein de l’ICANN, les conflits d’intérêts et appellent à une réforme profonde de la gouvernance mondiale de l’Internet et à la mise en place d’une organisation indépendante. Les vignerons annoncent qu’ils engageront une vaste campagne d’information pour dénoncer les risques que font peser ces noms de domaine pour les consommateurs et les producteurs et appelleront à leur boycott. Enfin, ils demandent à leur gouvernement de mettre en place des mesures de blocage pour identifier et neutraliser les sites illégaux et la Commission européenne à être plus offensive dans les négociations internationales. Depuis presque deux années, le secteur du vin est engagé dans un bras de fer avec l’industrie des noms de domaine. L’objet de ce combat porte sur les noms des AOC dont la protection n’est pas prévue par l’ICANN – l’organisme mondial en charge de la gestion des noms de domaine - à la différence des marques commerciales. Au début du mois d’avril 2014, l’ICANN avait donné un nouveau délai de 60 jours au secteur et aux candidats pour s’entendre. Malheureusement les négociations n’ont pas abouti. Les présidents de la CNAOC et d’EFOW, Bernard Farges et Riccardo Ricci Curbastro, déplorent les conditions dans lesquelles se sont déroulées les discussions et dénoncent l’opacité qui entourent les prises de décision au sein de l’ICANN : « Ces négociations n’avaient aucune chance d’aboutir à partir du moment où des gouvernements sont intervenus auprès des candidats pour les dissuader de dialoguer avec nous. Plus grave le seul candidat qui avait réservé un bon accueil à nos propositions a subi dans les derniers jours une pression forte et a préféré de ce fait ne pas poursuivre les discussions. L’ICANN le sait. Une décision de délégation dans ces conditions constituerait une provocation. Elle illustrerait une nouvelle fois le manque d’indépendance de l’ICANN et la toute puissance en son sein de l’industrie des noms de domaine. Elle serait un affront pour l’Union Européenne et la preuve que le modèle d’un Internet basé sur les parties prenantes n’est qu’un faux semblant. Il est urgent que la réforme de la gouvernance devienne une réalité et que la gestion de l’Internet soit confiée à une organisation indépendante. » Comme elles l’avaient déjà annoncé, les organisations européennes et nationales représentant les vins d’origine se disent prêtes à engager une vaste campagne de sensibilisation vers les vignerons pour les dissuader d’acheter les noms de domaine se terminant par « .vin » et « .wine » (boycott) et vers les consommateurs pour les alerter sur les risques encourus en achetant sur ces sites (pas de lien entre les produits proposés et la région citée, contrefaçon etc). « Nous avons le sentiment que nous assistons à un racket organisé au niveau mondial. Le secteur du vin le dénonce depuis plusieurs mois. Mais il ne s’agit là que d’un exemple parmi bien d’autres. En passant de 20 noms de domaine générique à plus de 1000, les risques pour les marques, les entreprises, les collectivités locales, les indications géographiques etc, de faire l’objet d’un racket sont multipliés par 500 ! L’ICANN et l’industrie des noms de domaine ont l’intention de gagner beaucoup d’argent ». Les présidents de la CNAOC et d’EFOW demandent aux gouvernements de mettre en place des plates-formes pour identifier les sites qui seront en infraction avec la réglementation communautaire et de prévoir des mesures pour les neutraliser. « Pour finir nous attendons de la Commission Européenne qu’elle soit plus offensive à l’avenir dans les négociations commerciales en particulier avec les USA. Si la décision est prise de déléguer ces noms de domaine au mépris des règles internationales sur la protection des indications géographiques, il s’agira pour nous d’un très mauvais signal pour les discussions en cours entre l’union Européenne et les USA en vue de conclure un accord transatlantique ».



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