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Le dernier numéro

Article publié le 14 novembre 2013

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Vendanges 2013 : tardives et belles

Après un hiver froid et humide, les caprices de la météo au printemps ont provoqué un retard de la récolte d’une bonne quinzaine de jours. Heureusement, le bel été qui a suivi a été particulièrement bénéfique pour la qualité des raisins. Qualité… et quantité ! Puisque pour la plupart des vignerons, le rendement à 10 000  kg par hectare devrait être atteint.

L’art de passer à travers les gouttes

C’est avec près de 15 jours de retard que le débourrement de la vigne a eu lieu. Ce retard, dû à la forte humidité et à la fraîcheur durable des premiers mois de l’année, restera le facteur marquant de 2013 puisque, à l’exception de juillet/août, cette climatologie en berne ne nous a pas quittés. Si la fin de saison s’est avérée beaucoup plus clémente dans la Marne et l’Aisne, à partir du mois de juillet, les intempéries ont de nouveau été au rendez-vous dans l’Aube, dès septembre.

Avec près de 200  mm de pluies par endroit, des températures toujours fraîches, mai et juin ne permettront pas à la vigne de combler son retard. En effet, il faudra attendre la fin du mois de juin et le début de juillet pour voir la floraison se généraliser, soit 15 à 20 jours de retard par rapport à la moyenne décennale.
Dans l’Aube, les conditions climatiques ne sont alors favorables qu’au mildiou avec des attaques précoces, et au botrytis déjà présent sur feuilles, et même sur rameaux, du fait d’une vigne qui souffre et végète.
Dans la Marne, en revanche, les conditions plus fraîches retardent l’apparition des premières tâches de mildiou et freinent l’intensité des attaques. Par ailleurs, des orages de grêle malmènent certains secteurs notamment la vallée de la Sarce fortement touchée entre le 6 et le 20  juin. La Marne n’est pas épargnée, elle, par la grêle, en juin, et localement en Vallée de la Marne, dans la Côte des Blancs et le massif de Saint-Thierry, les 26 et 27  juillet.

L’accalmie sur l’ensemble du vignoble n’arrivera qu’avec juillet et août, où chaleur et ensoleillement lui ont redonné de la couleur. Si la véraison a tardé à arriver et à se généraliser (seulement vers la fin août), la maturation va bon train laissant entrevoir des vendanges vers le 23 septembre. Mais, dans l’Aube, cela était sans compter sur le retour en septembre de la pluie et de la fraîcheur.
Fraîcheur également présente dans la Marne, mais dans une moindre mesure. La maturation ralentit alors sa progression, stagne pour repartir doucement pendant que le botrytis commence à bien s’installer dans certaines parcelles. Toujours avec du retard, les vendanges peuvent finalement débuter autour du 25 septembre dans le Barséquanais et Montgueux pour l’Aube, le Sézannais et Cumières pour la Marne, pour les secteurs plus précoces. Elles se généralisent à partir de début octobre.

Dans l’Aube, les conditions climatiques humides de septembre, une maturation tardive et encore de l’eau début octobre, conduisent à une vendange très hétérogène et parfois un peu compliquée. Ainsi, les réjouissants 10-11 degrés potentiels des premiers jours laissent la place à une fin de vendange plus difficile  : degrés atteignant parfois tout juste neuf degrés, rapide dégradation des raisins sur certaines parcelles finalement arrivées trop vite à maturité. Les opérations de tri au vignoble ralentissent la vendange qui, avec une météo très souvent pluvieuse, se font dans une ambiance assez morose. La situation est beaucoup plus favorable dans la Marne où les degrés potentiels sont satisfaisants. Il n’est pas rare de dépasser le cap des 10  % vol. La situation au niveau des rendements est finalement globalement satisfaisante. Les rendements d’appellation sont atteints dans la Marne et dans l’Aube. L’augmentation de la taille des baies permet de compenser les opérations de tri sur vendanges dans les parcelles les plus impactées par le botrytis. La dégustation des vins clairs ne manquera pas de nous renseigner sur la qualité de cette nouvelle récolte.

••• Sébastien Carré, conseiller viticole au GDV de l’Aube et Gaël Buyse, conseiller en développement au GDV de la Marne

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