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Portrait

Article publié le 19 juin 2012

Jérôme Dehours, Vigneron à Cerseuil et président de l’association des artisans du champagne

Vigneron à Cerseuil et président de l’association des artisans du champagne

Champagne Viticole : Quand et pourquoi avez-vous créé cette nouvelle association ?

Jérôme Dehours : La création remonte à janvier 2011. Dès l’origine, sa vocation a été de bâtir un événement : le salon des artisans du champagne. Nous n’avons rien inventé puisque ce genre d’initiative existe et se développe dans la région. Au début, nous étions une poignée de vignerons amis réunis par une même passion. Nous nous sommes dit qu’en agrégeant d’autres talents, nous pouvions mettre en place une association assez représentative des différents secteurs de la Champagne et fondée sur des valeurs communes.

CV : En positionnant votre salon à la mi-avril, vous recherchiez les synergies ?

JD : Oui, l’idée est d’accroître et de conforter les flux de visiteurs présents sur les différents événements proposés à cette période. Il existe déjà de telles dynamiques dans d’autres vignobles. A Bordeaux, c’est « la Saison des Primeurs », en Bourgogne, c’est « Les Grands Jours » (une semaine de dégustations dans des villages). Ici, nous prenons à contre-pied la politique de communication des grandes maisons faite autour des marques en valorisant la grande diversité des terroirs. Je crois que nous mettons dans le mille puisque le succès est au rendez-vous. Avant l’ouverture il y avait vingt personnes à l’entrée. Les flux n’ont pas cessé de grossir jusqu’au début d’après-midi. Nous avons su attirer de nombreux contacts professionnels : restaurateurs, cavistes, sommeliers, importateurs… Ils ont pu découvrir les vins clairs de la dernière vendange et plusieurs de nos cuvées. C’est parfait pour diversifier nos débouchés. Côté clients, la formule est aussi appréciée : ils ont envie de rencontrer des vignerons et des produits différents, mais ils recherchent aussi un état d’esprit.

CV : Vous misez énormément sur la communication terroir…

JD : La dimension communication terroir en champagne, c’est le grand mouvement du moment. Il y a quinze ans, on venait acheter chez le vigneron parce que c’était moins cher, maintenant on vient pour la qualité et la différence. Nous sommes force de proposition. Nous offrons une autre manière de voir le champagne. On est loin de cette époque où le rapport de prix de vente entre le vigneron et le négoce était du simple au double ou au triple… Nous avons ici des vignerons qui valorisent leurs bouteilles entre 20 et 50 euros. Nous avons pu nous affranchir de cet argument commercial qui consistait à vendre moins cher. Ce n’est plus pour le prix que l’on vient nous voir.



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