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15 décembre 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Bernard Farges, président de la CNAOC
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Portrait

Article publié le 10 juillet 2012

Bernard Farges, président de la CNAOC

« Les mois à venir seront déterminants »

L’actualité de la Cnaoc est plus chargée que jamais en ce printemps 2012. Bernard Farges, son président fait un point d’actualité sur le dossier «  Droits de plantation   ».

Champagne Viticole : Le sujet des droits de plantation a constitué l’un des points principaux de l’Assemblée générale de la Cnaoc les 2 et 3 avril dernier à Beaune. Pourriez-vous nous en dresser un rapide résumé  ?

Bernard Farges : Le chemin que nous avons parcouru depuis plus d’un an est considérable. En janvier 2011, seule l’Allemagne avait pris position contre la libéralisation des plantations. Depuis, 14 autres États membres dont la France l’ont rejoint, le Parlement européen a pris lui aussi position et d’autres acteurs, comme les élus locaux français se sont emparés du sujet. Pour autant, rien n’est gagné. La Commission qui avait semblé faire preuve d’ouverture en début d’année a une nouvelle fois démontré le 19 avril dernier, lors de la première réunion du groupe de réflexion à haut niveau, qu’elle ne voulait pas revenir sur la décision prise en 2008 et qu’elle chercherait à gagner du temps pour éviter la discussion dans la réforme de la PAC.

CV : Que va-t-il se passer dans les prochains mois ?

B.F. : Nous devons rester mobilisés plus que jamais. Les mois à venir seront déterminants.
L’issue de ce combat repose sur le maintien d’une position forte du Parlement européen. Elle dépend ensuite beaucoup des ministres de l’Agriculture européens et français. Nous espérons que le nouveau gouvernement et le ministre de l’Agriculture feront de ce sujet l’une des priorités de la PAC et rassembleront une majorité qualifiée. Nous jugerons aux actes. Si la France en a la volonté, nous savons que nous pouvons réussir.
Enfin, et surtout, le succès repose avant tout sur les vignerons, la poursuite des actions dans l’Hexagone et une mobilisation plus importante de nos collègues en Espagne, Italie et dans les autres pays producteurs. Comme cela a été fait dans notre pays, les élus politiques et les professionnels doivent sensibiliser l’opinion publique via la presse sur les enjeux territoriaux, sociaux, qualitatifs… de ce sujet. Les vendanges prochaines constitueront une formidable occasion de communiquer. Ne la ratons pas ! Chacun peut nous aider à son niveau en sensibilisant ses proches, ses clients, les élus… Nous comptons sur tout le monde.

CV : Les instances de l’Inao viennent d’être renouvelées, notamment avec le comité vin AOC. Quelles sont les principales attentes de la Cnaoc vis-à-vis de l’Inao ?

B.F. : Parce que nous sommes attachés à l’Inao, nous souhaitons une amélioration de son fonctionnement. Un recentrage sur les missions prioritaires, et notamment la protection des AOC. Un contrôle plus pragmatique et moins tatillon. Un processus de décision plus transparent et respectueux à l’égard des organismes de défense et de gestion (ODG) et des membres du comité national. Davantage de concertation entre les comités AOC et IGP, et plus de cohérence entre les politiques menées. Enfin, la maîtrise des coûts. Nous faisons confiance au nouveau président et aux membres du comité national pour mieux faire entendre la voix de la viticulture et des professionnels au sein de l’Inao.

••• Propos recueillis par Louis-Marie Jossic



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