La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

26 juin 2017 accueil Accueil >  Le dernier numéro  > Réunis lors de l’assemblée du SGV, les vignerons sont inquiets
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Le dernier numéro

Article publié le 26 décembre 2013

Parution du mois

Réunis lors de l’assemblée du SGV, les vignerons sont inquiets

Le 5 novembre, près de 600 personnes ont répondu à l’invitation du SGV pour son assemblée générale axée sur la loi d’avenir agricole. Les vignerons ont profité de ce rendez-vous syndical pour exprimer leurs inquiétudes. Trois présidents de section s’en font ici l’écho.

« On a l’impression que nous ramons parfois à contre-courant  : les textes sont déjà passés et il est difficile de les faire changer, comme, par exemple, pour les charges sociales sur les saisonniers. Cela va avoir des conséquences à long terme, qu’on n’imagine même pas aujourd’hui. Au niveau environnemental notamment, nous risquons d’assister à un réel retour en arrière et de voir tous nos efforts anéantis par le besoin de réaliser des économies  !  », déclare Xavier Muller, président de la section de Mailly-Champagne. « Nous avons toutefois senti que les dossiers étaient bien suivis et que nous sommes réellement soutenus par notre Syndicat », témoigne Rémi Malgras, président de la section de Courthiézy. « Les sujets abordés étaient intéressants et les prises de position du Syndicat paraissent bonnes », ajoute Xavier Muller.

Excédés

Comme on pouvait s’y attendre, le sujet des charges sociales a suscité de nombreuses réactions au sein de l’auditoire  : inquiétude, colère, ras-le-bol étaient sur toutes les lèvres. « On a pu sentir les vignerons excédés par ce dossier de l’emploi. Il a longtemps été boudé, mais il va nous falloir le prendre à bras-le-corps pour trouver des solutions », explique Pierre Dumont, président de la section de Champignol-lez-Mondeville.

L’intervention d’Henri Brichart, vice-président de la FNSEA [1], n’était pas vraiment pour rassurer, mettant en exergue la difficulté de la profession agricole à se faire entendre, à défendre ses intérêts, à faire passer ses propositions. Comme le résume Rémi Malgras, « on en a retenu que ça allait encore être difficile. Et on a bien senti que la Champagne n’était pas toujours soutenue au niveau national ». Un sentiment partagé par Xavier Muller  : « J’ai eu l’impression que ce n’était pas toujours facile de s’entendre entre agriculture et viticulture ».
Tous sont d’ailleurs unanimes pour dire qu’à l’heure actuelle, travailler ensemble est fondamental  : « Nous devons réussir à balayer le plus largement possible si nous voulons défendre nos intérêts »   ; « Nous sommes tous dans le même bateau »  ; « Il nous faut accorder nos violons »  ; « Divisés, nous sommes moins forts ».

Et en guise de conclusion, messieurs les présidents de section  ? Une nouvelle fois, l’unanimité est de mise  : le Syndicat doit continuer à se battre. « Restons unis et déterminés  ! Et si le dialogue n’est plus une valeur reconnue, nous saurons nous faire entendre autrement », a déclaré Pascal Férat, président du SGV.

DES PROPOSITIONS À L’ÉTUDE

Emploi, environnement, dynamisme économique des exploitations viticoles… Le SGV a profité de cette assemblée pour soumettre ses pistes de réflexion. Une vingtaine de propositions qu’il étudie et qu’il entend promouvoir dans le cadre du débat parlementaire autour de la loi d’avenir. Parmi celles-ci  :

  • permettre l’inclusion dans le cahier des charges de pratiques protectrices de l’environnement et du terroir  ;
  • exclure l’indemnité de fin de contrat de l’appréciation de la limite d’application de l’exonération des charges patronales lors de l’embauche de travailleurs occasionnels  ;
  • relever à 250 000 € la limite de 75 % des droits de mutation à titre gratuit (donation et succession) pour les biens ruraux loués par bail à long terme  ;
  • simplifier les formalités fiscales et douanières pour la vente de vins à des particuliers de l’Union européenne.

[1] Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles

Typhen Ferry

En images


  • Pascal Férat


Haut de page