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Actualité

Article publié le 3 février 2012

Retour sur l’assemblée de l’AVC

Le 9 décembre dernier, l’Association viticole champenoise organisait son assemblée. Pour Jean-Louis Normand, premier vigneron aubois à présider l’AVC, succédant à Carol Duval, c’était un baptême du feu… Au-delà du bilan technique de la campagne, cette assemblée a permis de célébrer les 70 ans du CIVC. Enfin, les co-présidents de l’interprofession, Ghislain de Montgolfier et Pascal Férat, se sont exprimés sur la situation économique de la Champagne. Retrouvez ici les discours des différents intervenants.

« L’humour est la forme la plus saine de la lucidité », cette phrase de Jacques Brel illustre plutôt bien le ton avec lequel Dominique Moncomble mène, année après année, la présentation des activités du service technique du CIVC. Lucides, les techniciens du CIVC le sont. Drôles ? Il suffit de se rappeler du clip diffusé en clôture de l’AG de 2010 : « le tri, c’est fini… ». Le 9 décembre dernier, l’Association viticole champenoise organisait son assemblée 2011. Pour Jean-Louis Normand, premier vigneron aubois à présider l’AVC, succédant à Carol Duval, c’était un baptême du feu… Il a plusieurs fois relevé la qualité des services techniques du CIVC, et leur rôle dans l’avancée exemplaire de la Champagne en matière de viticulture durable. « Notre mission : être des veilleurs et des éveilleurs de l’éthique champenoise ». Il a aussi rendu hommage au travail assuré sur le terrain par les correspondants de l’AVC : « un travail précieux et irremplaçable qu’assurent les vignerons dans les villages, réseau que nous allons relancer avec le Syndicat des vignerons par le biais des sections locales ». Jean-Louis Normand rappelait aussi que l’AVC, au service des vignerons depuis plus de 110 ans, « cherche des pistes qui visent l’excellence de notre produit champagne. L’intérêt étant bel et bien de « progresser tous ensemble dans le développement de la viticulture durable et de le faire savoir en interne comme en externe ». Pour la valeur de notre appellation, L’enjeu : le développement durable : ce n’est pas une option mais une obligation de résultats. La vendange 2011 a été particulièrement développée autour de la pertinence des dates d’ouverture. Dominique Moncomble l’expliquait  : « les craintes exprimées étaient souvent liées au (mauvais) souvenir du pourri en 2010. Entre les prévisions et la météo, il n’a pas été facile de se positionner… ». Il en profi tait aussi pour rappeler que ces dates sont des dates « indicatives d’ouverture » de la vendange, et pas « de démarrage de la cueillette » ! Les enseignements à tirer de cette année « exceptionnelle » ? Pour Dominique Moncomble, « la discussion autour des dates de vendange a totalement vampirisé les discussions sur la vendange. Et si la date unique n’est pas d’actualité, nous devons aborder autrement la cueillette, mieux connaître son parcellaire et revoir le circuit de cueillette quand cela est nécessaire ». L’AVC y réfl échit. Au-delà de la vendange, l’assemblée est l’occasion de balayer l’ensemble de l’activité du service technique, et le pressurage constitue un sujet d’importance. « Nous avons fait beaucoup de progrès notamment avec les centres de pressurage, qui sont, rappelait Michel Valade, aux 2/3 agréés. Nous avons encore des efforts à faire. Globalement, si nous voulons continuer à nous différencier des autres vins effervescents, il faut toucher l’excellence ». Pour y parvenir, il annonçait la publication « d’un guide des bonnes pratiques en matière de pressurage qui nous permettra de vous accompagner » dans cette progression. Autres points suivis par le CIVC : la préférence portée au liège pour le bouchage et la nécessaire orientation vers la traçabilité de l’élaboration du champagne. Cette assemblée revêtait aussi un caractère exceptionnel par la commémoration des 70 ans du CIVC. Son directeur, Jean-Luc Barbier, laissa tout d’abord la parole aux anciens à travers des extraits d’interviews fi lmées. Ainsi, Jean Nollevalle, Marc Brugnon, Georges Vesselle, Henri Macquart, Henri Mandois, Robert Tapprest, ou encore Alain de Voguë… revinrent sur la création du CIVC. « Pour beaucoup de vignerons, le CIVC c’était Vichy ! Personne ne sachait trop ce que c’était. Certains pensaient même que c’était une entrave… lance Henri Macquart, président du SGV à l’issue de la seconde guerre mondiale. Un de mes grands combats a donc été de garder le CIVC : nous pouvions en faire quelque chose, pour tous ». 70 ans après, on est frappé par ces paroles visionnaires ET les actes courageux mis en oeuvre qui ont permis aux Champenois de se hisser là où ils sont aujourd’hui. Jean-Luc Barbier a donc profité de la tribune pour balayer ces 70 ans d’histoire, et même un peu plus, revenant sur l’origine du CIVC. Les mots de la fi n furent prononcés par les co-présidents du CIVC. « Si je devais retenir une décision fondamentale prise par le CIVC sur les 20 dernières années, je retiendrais l’interdiction de l’usage des gadoues, indiquait Ghislain de Montgolfi er. Ce fut une décision courageuse et importante pour notre notoriété » et marquait le point de départ de la politique de développement durable. Quant à Pascal Férat, il mettait l’accent sur « la protection de l’appellation ». Enjeu majeur s’il en est, le patrimoine doit être préservé pour protéger la valeur de l’appellation. À partir des années 2000, cette protection de l’appellation a connu une remarquable évolution, fruit d’un travail acharné des équipes du CIVC. Enfi n, rendez-vous était donné aux Champenois pour l’assemblée 2012 : le 30 novembre à Troyes, président aubois oblige !


Lien : Numéro spécial "Assemblée 2011 de l’AVC"


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