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Portrait

Article publié le 30 avril 2014

Rencontres avec deux nouveaux administrateurs du SGV : Dominique Harlin et Alexandre Rat

Deux Axonnais, sept Marnais, un Aubois, trois femmes, sept hommes… Derrière cet inventaire presque à la Prévert se cachent (à peine !) les dix administrateurs tout neufs du SGV, élus en février. Sur les thèmes communs de leur engagement, de leur vision de la situation du vignoble, des dossiers qui leur tiennent à cœur, La Champagne Viticole est partie à leur rencontre.

Dominique Harlin, 53 ans, récoltant manipulant, exploite 9,5 ha à Mareuil-le-Port (Marne) Dominique Harlin peut légitimement afficher une certaine expérience du mouvement syndical, puisqu’il est président de la section de Mareuil-le-Port depuis une vingtaine d’années, et, par ailleurs, correspondant local de l’Association viticole champenoise (AVC) depuis un peu plus de 25 ans. «  Je cherche des réponses à mes interrogations, et cela me permet d’être au courant de ce qui se passe, tant sur le plan politique que technique.  » « J’avais déjà réfléchi à une candidature au conseil d’administration du SGV, mais je restais un peu indécis. Il faut dire que je suis également élu municipal à Mareuil-le-Port. Je craignais un problème de disponibilité car pour moi, lorsque l’on s’engage, ce n’est pas seulement «  pour avoir son nom sur la feuille  ». Après mûres réflexions et des échanges avec mes collègues vignerons, j’ai finalement dit OK.  » La présence de ses enfants sur l’exploitation, depuis quelques années, a joué dans sa décision. «  Je peux dégager un peu de temps. Et puis, les anciens ont aussi donné de leur temps pour nous. Il est normal de rendre à la collectivité ce que l’on en a reçu.  » Le raisin se vendant bien, il regrette que les jeunes abandonnent peu à peu la manipulation. Et il y voit un danger, à long terme, pour l’équilibre de la Champagne. Cet équilibre à préserver, justement, l’incite à travailler sur la délimitation de l’appellation, le cahier des charges des structures, ou encore la préemption/rétribution des terres (commission Safer), afin que celles-ci ne partent pas au négoce mais restent bien au vignoble.

Alexandre Rat, 39 ans, récoltant-coopérateur, exploite 4,5 ha à Sermiers (Marne) Ancien conseiller municipal de Sermiers, administrateur de la coopérative depuis 1996 (qu’il a présidé de 2004 à 2011), vice-président de l’ASA… Alexandre Rat sait ce qu’engagement veut dire. Il est vrai que cela a constitué une grande partie de son éducation, son père ayant été maire de Sermiers et président de ce qui était alors le district de Gueux. «  Son implication au service des autres, dans la vie communale et intercommunale, passait avant sa famille. En ce qui me concerne, mon investissement s’exerce plutôt dans le domaine professionnel.  » « En janvier dernier, Jocelyne Dravigny ayant annoncé qu’elle souhaitait mettre fin à son mandat, j’ai décidé de poser ma candidature pour représenter le secteur. J’ai pris des avis autour de moi avant de me porter candidat, ce qui est finalement un prolongement naturel de mes engagements, et cette fois au cœur même de la profession.  » Le prix du foncier (tant en ce qui concerne la location des vignes que les transmissions successorales), l’augmentation des charges… constituent aux yeux d’Alexandre Rat des craintes pour l’avenir. Côté ventes, si cela ne va pas trop mal dans l’ensemble, des disparités apparaissent avec des vignerons qui perdent des clients en raison d’habitudes et de modes de consommation qui changent. Les dossiers techniques l’intéressent particulièrement, comme celui du cahier des charges et de la délimitation de l’appellation. «  Il ne faut pas trop élargir alors que l’on peine à vendre nos bouteilles. L’adaptation et la régulation de la production par rapport au marché, c’est ce qui nous a sauvés et nous sauvera encore…  ». Ils susciteront donc tout son intérêt.



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