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Portrait

Article publié le 23 avril 2014

Rencontres avec deux nouveaux administrateurs du SGV : Régis Adam et Maxim Binon

Deux Axonnais, sept Marnais, un Aubois, trois femmes, sept hommes… Derrière cet inventaire presque à la Prévert se cachent (à peine !) les dix administrateurs tout neufs du SGV, élus en février. Sur les thèmes communs de leur engagement, de leur vision de la situation du vignoble, des dossiers qui leur tiennent à cœur, La Champagne Viticole est partie à leur rencontre.

Régis Adam, 39 ans, coopérateur-manipulant, exploite en famille 5 ha à Berru (Marne)

Trois mandats en qualité de membre du Bureau du Groupe des Jeunes (GDJ) et un comme vice-président ont donné l’occasion à Régis Adam de découvrir le conseil d’administration du SGV pendant deux ans. Pour lui, ce passage par le GDJ a été « enrichissant et formateur. Cela permet de découvrir le mécanisme du traitement des dossiers ».
Ce goût de l’engagement lui vient de sa formation, lors d’un stage chez M. Dumont, à Rilly-la-Montagne. « M. Dumont étant aussi pépiniériste, j’y ai découvert toute la filière des métiers du vigneron, et la pratique du terrain. Il était alors au bureau du SGV et, comme je logeais chez lui, je l’entendais souvent parler de l’évolution de la profession. C’est comme cela que j’ai été sensibilisé à l’engagement syndical. »
À l’heure où Didier Collin (Ludes) et Yves Couvreur (Rilly-la-Montagne) ont souhaité prendre du recul, son arrivée au SGV prolonge donc naturellement son parcours au Groupe des Jeunes. Si la situation du vignoble champenois lui semble bonne, grâce à une interprofession efficace « et à la forte implication de nos représentants », il estime indispensable d’exercer une veille rigoureuse sur le dossier des plantations, et d’être en mesure de se projeter à un horizon de 10/15 ans quant à l’évolution de la profession par rapport à la réglementation, qu’elle soit fiscale, sociale ou technique.
Un dossier comme le profil des exploitations et des exploitants, dont l’évolution conditionne bien des enjeux d’avenir, serait de ceux qu’il aimerait suivre au sein du conseil d’administration.
Régis Adam tient également à remercier tous ceux qui lui ont fait confiance à l’occasion de ces élections : « Qu’ils soient convaincus de mon implication ».

Maxime Binon, 34 ans, récoltant-manipulant, exploite les 6,5 ha de la structure familiale à Spoy (Aube)

À 22 ans, en 2002, Maxime Binon a rejoint le Groupe des Jeunes. Il a également représenté le département de l’Aube auprès des Jeunes agriculteurs nationaux, pour la partie viticole.
« J’aime bien savoir pourquoi et comment les choses se font, comprendre les décisions qui sont prises, mais aussi participer aux débats », explique-t-il. Ces douze années passées au GDJ — « cette pépinière d’idées, des plus farfelues aux plus sérieuses ! » — lui ont permis de travailler sur tous les dossiers, d’avoir une vision plus globale, « en levant le nez du quotidien de l’exploitant viticole ».
Sans doute faut-il chercher, dans l’atavisme, son goût de l’engagement puisque son grand-père et son oncle furent présidents de section à Spoy. Il a d’ailleurs pris leur suite ! « Au départ, c’était surtout pour m’informer et me former, mais je me suis vite pris au jeu de la réflexion. »
Son implication dans les dossiers du département a attiré l’attention sur lui. En succédant au SGV à Michel Drappier, il entend s’inscrire dans la continuité de ses prédécesseurs.
En dépit d’un petit tassement au niveau commercial, à rapprocher de la conjoncture générale, la situation champenoise ne lui paraît en rien alarmante. « Mais il faut être attentif aux dossiers qui engagent l’avenir de la filière, comme les droits de plantation et leur gestion, ou encore la délimitation de l’appellation. Ils constituent la clé de voûte du système et l’ensemble de la filière n’est prospère que parce que nous maîtrisons notre production. Il s’agit là de mes sujets de prédilection et je m’efforcerai d’y porter une attention particulière au sein du conseil d’administration. »



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