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Portrait

Article publié le 20 mars 2013

Rémi Durand, secrétaire général du SGV : " Le syndicalisme démarre au cœur du vignoble "

Outre l’arrivée du printemps, le mois de mars annonce aussi la tenue des assemblées régionales du Syndicat, qui ont lieu cette année du 4 au 11 mars. Rémi Durand, secrétaire général du SGV, nous explique leur intérêt et leur objectif, et revient plus généralement sur ce qu’apportent les rencontres syndicales proposées par le SGV.

Champagne Viticole : La campagne syndicale bat actuellement son plein avec de nombreuses réunions sur le terrain. En tant que secrétaire général du SGV, pouvez-vous nous en dire plus sur l’objectif de ces rencontres ?

Rémi Durand : Traditionnellement, il est vrai que le premier trimestre de l’année est toujours intense en rencontres syndicales. Réunions de section locale, réunions de secteur, assemblées régionales et assemblée générale se succèdent. L’objectif n’est pas d’inonder le vigneron d’informations, mais de profiter de ces rendez-vous pour expliquer nos choix et notre vision du présent et de l’avenir. J’aime parler de pédagogie politique. Les vignerons nous ont élus pour défendre leurs intérêts individuels et collectifs. Cela nécessite de mettre en place des stratégies à long terme que nous avons le devoir de présenter et d’expliquer aux viticulteurs.

CV : Quelles sont ces stratégies  ?

RD : Le contexte dans lequel nous devons prendre nos décisions est complexe. Nous vivons dans un monde où l’économie et la finance sont devenues la source première d’influence et de décision. Nous devons inventer le syndicalisme de demain. Celui-ci sera de plus en plus lié à notre capacité à mobiliser nos adhérents et à peser économiquement. Notre mission principale, en tant qu’élus, est d’anticiper les enjeux à venir de manière à pérenniser notre système et offrir des perspectives de croissance au vignoble. Par exemple, nous devons redonner envie au vigneron de faire rêver le consommateur avec de belles bouteilles et des marques fortes. Autre exemple, la délimitation et les plantations maîtrisées n’auront de sens que si la croissance profite au vignoble.

CV : Réunions de section, assemblées régionales, assemblée générale  : pourriez-vous, brièvement, nous expliquer la valeur ajoutée de chacun de ces types de rencontres syndicales ?

RD : Le syndicalisme démarre au cœur du vignoble. Cela représente plus de 15 000 vignerons répartis dans 242 sections locales où chaque viticulteur adhérent a la possibilité de s’exprimer librement, et de faire part de ses inquiétudes et attentes. La synthèse de leurs vœux nous permet de garder un lien et nous apporte une photographie de ce qui se passe et se dit sur le terrain.
Les assemblées régionales ont un objectif un peu différent. Elles ont pour but d’expliquer la politique du SGV sur les dossiers en cours. Elles permettent un échange direct entre les adhérents et leurs représentants, administrateurs, membres du Bureau et président du Syndicat.
Enfin, le 5 avril, se tiendra l’assemblée générale de printemps, qui reste le rendez-vous incontournable entre le Syndicat et ses adhérents. Nous y présentons de manière plus détaillée les dossiers traités durant l’année écoulée, les défis à venir et, plus généralement, notre projet politique pour le long terme. Cette année, nous en profiterons pour revenir sur le projet stratégique que nous avons lancé en octobre dernier.

CV : Et pour 2013

RD : Il me semble important de rappeler que la force du Syndicat repose sur sa capacité à mobiliser les vignerons. Notre réussite repose sur la mobilisation du plus grand nombre  ! Et ce n’est pas parce que tout va bien qu’il faut se démobiliser. Au contraire. C’est quand tout va plutôt bien qu’il faut anticiper et préparer l’avenir. C’est pour cette raison que l’interprofession et le Syndicat ont lancé les projets stratégiques «  Champagne 2030   » et «   Projet vignoble  ». Si nous voulons pérenniser notre modèle et notre réussite, nous devons nous poser les bonnes questions aujourd’hui.
L’année 2012 a été riche d’enseignements sur tous les plans. Elle nous a bien montré les limites de la facilité, que ce soit sur un plan technique ou économique. Alors, s’il y a un message à faire passer, je crois que c’est celui-là : «  prenons nos responsabilités et ne cédons pas à la facilité !   »



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