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14 décembre 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Rencontre avec Régis Thibert, directeur du CFA d’Avize Viti Campus : « Renforcer la carte de nos formations, voilà notre priorité »
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Portrait

Article publié le 20 février 2013

Rencontre avec Régis Thibert, directeur du CFA d’Avize Viti Campus : « Renforcer la carte de nos formations, voilà notre priorité »

Depuis juin 2012, Régis Thibert est à la tête du Centre de formation des apprentis (CFA) d’Avize Viti Campus. Développer les formations, accompagner les besoins de la profession, s’ouvrir à l’Europe… autant d’objectifs que souhaite atteindre le CFA pour les années à venir.

Champagne Viticole : Vous avez été élu directeur du CFA récemment. Qu’est-ce qui vous a amené à candidater  ?

Régis Thibert : Effectivement, j’ai pris mes fonctions le 1er juin 2012. Je ne viens pas du tout de l’enseignement agricole, je n’ai d’ailleurs pas de formation agricole ou viticole, mais en biochimie..
J’ai été directeur de l’école de la deuxième chance en Champagne-Ardenne, puis, j’ai travaillé pendant trois ans dans le conseil en management des organisations. Avize Viti Campus était l’un de mes clients. J’ai notamment été missionné pour l’exploitation viticole et la coopérative, ce qui m’a amené à m’intéresser beaucoup à cette structure. Quand j’ai entendu que la place de directeur était à prendre, j’ai postulé. Et me voilà  !.
Le milieu professionnel viticole est intéressant et dynamique, c’est un vrai plaisir d’y travailler.

CV : Quels constats avez-vous fait du CFA à votre arrivée  ?

RT : Vous savez, au CFA, nous comptons 247 apprentis dont 31 jeunes filles, ce qui est peu mais malheureusement, la communication faite autour des métiers viticoles n’incite pas, – du moins pas encore –, les jeunes filles à s’y intéresser. En 2012, le CFA a enregistré une hausse de ces effectifs, +  5,1 %.
Je tiens à préciser, pour tordre le coup aux idées reçues, que la très grande majorité de nos étudiants ne sont pas issus des milieux viticoles, ce ne sont pas des enfants de viticulteurs.
Quand je suis arrivé au CFA, j’ai constaté une chose importante  : le manque de formations. Il y avait trois formations dans la filière production, une dans la filière agroéquipement et deux dans celle de commercialisation. Une offre de formations assez fragile, donc. Je me suis alors dit : il faut que nous renforcions nos filières.

CV : Comment avez-vous procédé ? Quels sont les changements que vous souhaitez apporter en terme d’enseignement ?

RT : Un point primordial : le développement du CFA doit se faire sans concurrence avec l’offre de formation initiale du lycée. Nous sommes complémentaires.
Pour illustrer mon propos, face à la difficulté de développer une offre en apprentissage du Bac pro techniques et commercialisation vins et spiritueux, nous avons transféré cette offre au lycée, en formation initiale. À la place, nous projetons d’ouvrir un BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) techniques de commercialisation sur deux options (vins et spiritueux, et agrofournitures) afin de proposer ce parcours soit au CFA, soit au lycée.
Nous ouvrons également une section BTSA viticulture et œnologie. En 2014, nous souhaitons proposer un certificat de spécialisation technicien de cave, et en 2015, une mention complémentaire maintenance et contrôle des matériaux viticoles.
J’aimerais étendre notre offre sur Reims, car c’est là que se trouvent les publics éligibles. Nous avons par ailleurs un partenariat avec le lycée George Brière.
Le CFA est le relais des grandes orientations stratégiques de la profession. Nous devons défendre une offre de formation de qualité adaptée aux besoins des entreprises et à l’évolution des métiers.

CV : Quels objectifs pour le CFA ?

RT : Premièrement, et comme je l’ai évoqué précédemment, étayer la carte de formation. Deuxièmement, renforcer nos accompagnements vers les étudiants ayant le plus de difficulté en développant nos pratiques pédagogiques.
Troisièmement, intensifier nos suivis d’accompagnement des jeunes apprentis dans les entreprises.
Et enfin, soutenir et renforcer la mobilité européenne des élèves à travers la découverte de vignobles européens, en Espagne, en Italie et en Angleterre. Ils auront la possibilité d’étudier une semaine dans le lycée viticole partenaire et de travailler trois semaines sur un domaine viticole. C’est encore en projet mais nous tendons vers cet objectif.
Je reste persuadé qu’une intégration sociale et professionnelle réussie passe par la mobilité.

JOURNÉES PORTES OUVERTES
  •  le 16 mars (10 h - 17 h) ;
  •  le 17 mai (17 h - 20 h) ;
  •  le 8 juin (9h - 13 h).

• Renseignements : CFA, 61 avenue de Mazagran, 51191 Avize.
Tél. 03 26 57 91 49
www.les-enfants-de-la-viti.com



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