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Portrait

Article publié le 17 juillet 2013

Claude Mercuzot Président de la coopérative de Fontette

L’ouverture d’une boutique à Essoyes, une équipe commerciale renforcée, la mise en place d’un service technique vignoble… si la petite vendange pèse sur les résultats de l’année 2012, la coopérative champagne Charles Collin, à Fontette, dans l’Aube, a continué sa politique pour gagner en autonomie et développer sa marque. Claude Mercuzot, président de la coopérative, revient sur ces événements.

Champagne Viticole  : Si 2012 a été à plus d’un titre exceptionnelle pour votre coopérative, il y a eu cependant cette petite vendange. Quel bilan dressez-vous de cette année  ?

Claude Mercuzot  : 2012 a été une année riche en événements pour notre coopérative. Nous avons fêté ses 60 ans et nous avons franchi un cap avec la mise en œuvre de moyens importants pour nous procurer plus d’autonomie. Je citerai principalement : le lancement de la cuvée Charles Rosé au printemps, la conclusion d’un nouveau partenariat prestigieux avec le Château de Chambord, l’embauche d’un commercial, Sébastien Petiteaux, pour développer notre marque sur la France et l’Europe, l’embauche d’un technicien relations adhérents, Mickaël Parisot, et l’ouverture en juillet de notre boutique « La belle Gabrielle » à Essoyes. Je n’oublie pas la révision de notre certification ISO 22 000 et la poursuite de notre démarche qualité et sécurité. Cette dynamique a été quelque peu contrariée par la petite vendange qui frappe nos adhérents  : elle a réduit d’un tiers leur livraison de raisins. Mais le réseau Matu, l’accompagnement technique apporté par Mickaël Parisot et le sérieux de nos adhérents permettent de disposer de vins d’une qualité exceptionnelle. Si notre résultat est en chute de 66 %, nous gardons une situation financière très saine avec un endettement représentant 37 % de nos capitaux propres, et des besoins en fonds de roulement de l’ordre de 7,4 millions d’euros alors que notre fonds de roulement se situe à 17,2 millions d’euros.

CV : Les différents investissements et les embauches démontrent une volonté de développer votre marque, mais les charges de fonctionnement ont augmenté de 32,7 %. Est-ce que cela n’est pas risqué en ce moment ?

CM : Ces investissements traduisent notre souci de ne pas mettre tous nos raisins dans le même panier et de limiter les risques liés à une trop forte dépendance. Notre faible résultat découle surtout de la faible vendange et de l’effet ciseau entre le prix du kilo de raisin et celui de la bouteille. Le contexte de crise, qui malmène notre économie, et les incertitudes sur l’avenir nous incitent à gagner en autonomie. La création de notre boutique à Essoyes et les différents partenariats déjà développés, tels ceux avec le musée d’art moderne de Troyes, le Troyes Expo Cube et le Château de Chambord demandaient à être mieux valorisés. C’est pourquoi nous avons embauché Sébastien Petiteaux.
Notre but est de nous appuyer sur le développement de notre marque, tout en gardant cette culture de partenariat et d’ouverture qui a fait le succès de notre coopérative depuis sa création en 1952. Ainsi, une partie de la production sera vendue en vins clairs aux négociants dans le cadre du contrat de groupe. Une seconde partie alimentera les marques de nos unions (Devaux, Jacquart, Montaudon et Nicolas Feuillatte). Enfin, une autre partie, que nous développons, sera vendue par nos soins sous la marque Charles Collin.

CV : Le développement de votre marque est donc votre cap principal…

CM  : Effectivement, c’est notre premier objectif. Nous avons déjà obtenu des résultats très encourageants  : les ventes de notre marque ont atteint 93 000 bouteilles, soit une augmentation de 15 %, dont à peu près 10 % réalisées à l’export, depuis notre positionnement sur ces marchés lancés en octobre dernier. 4,5 % des ventes ont été réalisées à notre boutique depuis l’été dernier. Nous avons développé notre participation à des salons et avons remporté plusieurs médailles qui renforceront la notoriété de la marque. Nous avons aussi déposé celle-ci en Chine et établi des relations avec des importateurs dans différents pays parmi lesquels la Chine, l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Est. Par ailleurs, nous avons recruté des agents pour le circuit traditionnel. Notre but est d’atteindre 200 000 bouteilles sous notre marque dès cette année. Cette décision est intégrée dans nos réflexions actuelles concernant la révision de nos apports à nos groupes. Elle prendra en compte notre culture partenariale et les intérêts de nos adhérents.



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