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27 juin 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Alain Cocteau et Gérard Gallois, président et vice-président de l’ASA de Mareuil-Mutigny : "L’ASA commence les travaux"
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Portrait

Article publié le 24 avril 2013

Alain Cocteau et Gérard Gallois, président et vice-président de l’ASA de Mareuil-Mutigny : "L’ASA commence les travaux"

Après plusieurs années de discussion avec l’administration, l’ASA de Mareuil-sur-Aÿ a commencé ses travaux le 4  février. Alain Cocteau et Gérard Gallois, respectivement président et vice-président de l’ASA, reviennent sur son histoire et les aléas rencontrés jusqu’au premier coup de pelle.

Champagne Viticole : Quand a été créée l’Association syndicale autorisée de Mareuil-Mutigny ?

Gérard Gallois : L’ASA a été créée en 2008 et a doté les vignerons de moyens pour gérer les problématiques d’hydraulique viticole. C’est grâce à l’impulsion de la mairie de Mareuil-sur-Aÿ que l’ASA a vu le jour. La commune n’a pas attendu une mobilisation de la profession pour agir puisqu’elle a commencé à mettre des choses en place, comme des bassins, dès 1998. L’ASA s’occupe maintenant des ouvrages qui avaient été construits à l’époque. Ce qui est déjà fait n’est plus à faire.

Alain Cocteau : Lors de sa création, son président était Jean-Philippe Gardet. J’étais moi-même vice-président et je l’ai remplacé il y a maintenant deux ans. C’était normal que les vignerons gèrent les eaux qui passent par les vignes. Tout s’est accéléré en juillet  2009 lors de cet orage très violent qui a inondé de nombreuses maisons et fait de très importants dégâts.

CV : 2008… et les travaux viennent seulement de commencer ?

AC : Oui, effectivement c’est long ! De notre côté, les dossiers et les choix de travaux sont terminés depuis un moment. Ce qui a pris beaucoup de temps a été d’obtenir les autorisations des administrations. Nous avons découvert, au fur et à mesure, la manière dont elles fonctionnent et ce qu’elles attendaient de nous. Il a fallu rencontrer deux fois le sous-préfet d’Épernay pour que la situation se débloque. La communication et la concertation nous ont permis d’avoir ce sésame que sont les autorisations préfectorales de travaux. Nous y sommes aussi arrivés grâce à l’aide de Xavier Carpentier, de la mission Érosion, Daniel Quantinet, vice-président de la chambre d’agriculture de la Marne, Christian Drouin, maire de Mareuil-sur-Aÿ, et Raymond Forboteaux, son adjoint, sans oublier le SGV et le CIVC.

GG : A ces longueurs administratives, il faut ajouter que le dossier était complexe. Nos points de rejet des eaux du vignoble se trouvent dans le canal latéral de la Marne. Ce qui rend les choses encore plus difficiles, notamment au niveau de la qualité de l’eau à l’exutoire.

CV : Cela fait cinq ans que l’ASA est mise en place, comment avez-vous fait pour continuer à mobiliser les vignerons autour ce projet ?

GG : Au moment de sa création, les vignerons se sont vraiment mobilisés. Conscients de la nécessité de faire des travaux, elle a été votée à 80 %. Puis, les vignerons ont voulu que les choses avancent et il a parfois été compliqué de leur expliquer que ce retard n’était pas de notre fait. Le Bureau ne voulait pas recevoir les cotisations, alors nous avons fait des retouches, mis des rustines, en attendant de pouvoir commencer les vrais travaux. Nous avons refait des chemins notamment. Les vignerons et les négociants de Mareuil-sur-Aÿ, malgré leur impatience compréhensible, ont individuellement bien joué le jeu, puisqu’une grande partie du vignoble est enherbée. [1]

AC : Il a fallu aussi que nous restions mobilisés. Essuyer des refus sans toujours comprendre et répondre à l’impatience des vignerons n’est pas toujours facile. Je ne vous cache pas que parfois, j’ai pensé abandonner. Le souvenir de la détresse des gens de Mareuil et des dégâts subis lors de cet orage de juillet 2009, m’a chaque fois remis sur les rails. Personne ne veut que cela se reproduise et les travaux entrepris par l’ASA vont améliorer les choses. Je suis très content que ces travaux aient pu commencer. Actuellement, trois chantiers sont menés de front avec une réunion toutes les semaines. Maintenant, on ne perd plus de temps !


[1] L’enherbement réduit de manière importante l’érosion et le ruissellement. Avec des vignes enherbées, l’eau à l’arrivée dans les bassins est moins chargée en boue.



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