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Portrait

Article publié le 9 avril 2014

Point de vue de Marie-Laure Panon (CIVC) sur l’oïdium

Face à une maladie complexe, le CIVC propose une démarche globale dont le point fort est d’attaquer la maladie sur tous les fronts. En effet, toute la stratégie de maîtrise de la maladie ne se résume pas à un début de protection précoce, à la qualité de pulvérisation, ou aux produits. C’est tout cela à la fois, et bien plus encore.

La qualité des observations au vignoble est aussi un facteur de progrès, non seulement pour mieux décrire l’oïdium, mais surtout pour se familiariser avec la maladie. Le viticulteur est au centre du dispositif, ce n’est pas qu’une affaire de techniciens. La problématique de gestion de l’oïdium ne relève pas uniquement de considérations techniques, nous avons aussi à gérer collectivement un contexte particulièrement émotionnel.

Bien savoir de quoi on parle permet déjà de reprendre le contrôle de la situation : c’est une base à partir de laquelle on peut plus facilement se comprendre. Mieux observer l’évolution des symptômes sur feuilles puis, sur grappes, constitue le premier levier à actionner. Ces observations permettent de bien définir la sensibilité du parcellaire, circonscrire et expliquer les cas d’échec, et mettre en place une stratégie adaptée.
Commencer la protection systématiquement à trois feuilles étalées n’est pas la solution dans un contexte de limitation d’emploi des produits phytosanitaires. Ainsi, pour définir le risque en tout début de campagne, nous avons besoin d’adapter de nouveaux outils d’aide à la décision pour mieux décrire la mise en place de l’épidémie.

En parallèle, les programmes de traitement font l’objet d’aménagements pour cette campagne, car l’efficacité d’une partie du panel des fongicides pose question. Une meilleure connaissance du potentiel d’efficacité des fongicides, dans le contexte particulier du vignoble champenois, fait également partie des priorités.

Concernant la pulvérisation, énorme facteur de progrès, nous progressons dans nos connaissances des points forts et points faibles des matériels. Cela va permettre d’optimiser chaque matériel, sans nécessairement pousser au renouvellement complet du parc, stratégie qui n’est pas accessible à tous les opérateurs.
Un autre levier qui mériterait d’être défriché : la prophylaxie. Partant du principe que la protection fongicide n’est pas toujours optimale, – par exemple l’ébourgeonnage –, la suppression des entre-cœurs, en réduisant la masse de feuillage, est susceptible d’améliorer la qualité de protection.

Pour être la plus efficace possible, la stratégie de maîtrise de l’oïdium doit être globale. Elle n’est pas sans rappeler la stratégie adoptée sur la pourriture grise. La façon dont nous gérons collectivement la pourriture doit être un modèle.



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