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Portrait

Article publié le 6 juillet 2011

Pierre Aguilas fait le point sur l’action de la Cnaoc

Pierre Aguilas fait le bilan du congrès de la Cnaoc qui s’est déroulé le 18 mai dernier autour de la protection des appellations, et revient sur la question de la libéralisation des droits de plantation.

Lors de votre discours de clôture du congrès de la Cnaoc, vous avez relevé la nécessité pour l’Etat d’effectuer un redéploiement des moyens en direction de la protection des AOC françaises. Quelles sont les solutions qui peuvent être envisagées ?

L’INAO est reconnu pour sa compétence sur la protection, mais ses moyens ne sont plus en adéquation avec les enjeux. Le budget alloué annuellement pour la protection des signes de qualité français est de 300 000 euros. Cela couvre les vins, mais aussi les fromages, viandes et tous les autres produits d’AOC, ainsi que les IGP et Labels Rouges. Ce budget est trop faible. A titre de comparaison, le budget dont dispose le service juridique du CIVC pour protéger l’AOC Champagne est de 2 millions d’euros. L’INAO doit recentrer une partie de ses missions sur sa raison d’être historique : la protection des AOC. Ce ne sera pas possible sans le soutien de l’Etat. Ce dernier doit se réengager auprès de l’INAO pour protéger ce patrimoine national, vecteur d’une très forte valeur ajoutée dans la balance commerciale du pays. Une augmentation des fonds alloués à l’institut par l’Etat doit être faite. Nous demandons qu’1 % des droits de circulation sur les vins, cidres, poirés et eaux-de-vie AOC soit alloué au financement de la protection des AOC. Cela permettrait ainsi de dégager quasiment 2 millions d’euros.

L’an dernier, lors de son congrès à Angers, la Cnaoc a fait du combat contre la libéralisation des droits de plantation sa priorité absolue. Un an après, quel bilan pouvez-vous en tirer ?

Nous avons parcouru un long chemin depuis un an. A l’époque, seule l’Allemagne avait pris position contre la libéralisation des droits de plantation. Grâce aux actions des professionnels de la Cnaoc et des parlementaires français, la France s’est positionnée dans le même sens quelques mois plus tard. Efow, la fédération européenne des vins d’origine, la Cnaoc, l’Arev et les parlementaires nationaux ont continué ce long travail de mobilisation des Etats membres avec succès. Depuis, l’Italie, la Hongrie, la Roumanie, l’Autriche, Chypre, le Portugal, le Luxembourg et l’Espagne ont rejoint le camp des pays opposés à la libéralisation des droits de plantation.

Dans quelle direction allez-vous maintenant orienter vos actions ?

Malgré les succès enregistrés, nous sommes loin d’avoir remporté la partie. Nous ne sommes que dix Etats opposés à la libéralisation des droits. Nous devons encore travailler pour obtenir une majorité qualifiée. Nous devons convaincre au moins quatre autres pays. Nos actions s’orientent vers les pays producteurs de l’Est de l’Union, mais aussi vers les pays consommateurs. Notre second défi est d’agir efficacement dans un calendrier serré. La libéralisation est prévue pour le 1er janvier 2016. La réforme de la PAC en 2013 est la seule opportunité d’action avant cette date fatidique. Les débats sur ce sujet ont déjà commencé. Nous devons convaincre les gouvernements des Etats membres producteurs, y compris la France, que le sujet doit être traité à court terme dans la réforme de la PAC. Or, ils n’y sont pas favorables pour l’instant, préférant renvoyer la discussion à plus tard. Notre travail va maintenant consister à les faire changer de point de vue. L’avenir des droits de plantation passera par la PAC. Cela doit devenir notre objectif prioritaire !

Cnaoc



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