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Actualité

Article publié le 21 octobre 2008

Loi Evin : une journée d’action nationale le 30 octobre

Statu quo. Les négociations relatives à la publicité et au vin se trouvent dans l’impasse. Les travaux des groupes de travail réunis dans l’été à l’initiative du ministère de l’Agriculture n’ont pas abouti. Vin et Société ne baisse pas les bras. L’association organise une journée d’action nationale le 30 octobre. Interview de Marie-Christine Tarby, sa présidente.

Vin et Société appelle la viticulture à une journée d’action nationale le 30 octobre prochain, pour quelles raisons ?
Les négociations relatives à la publicité sur le vin entreprises avec le gouvernement depuis plusieurs mois piétinent. Nous voulons affirmer qu’il y a urgence à résoudre la question. Nous demandons deux choses : qu’Internet fasse partie des supports publicitaires autorisés à l’intérieur de la loi Evin et que la notion de publicité pour les boissons alcoolisés soit définie dans le cadre du code Santé Publique. Sans cela, on ne pourra bientôt plus parler, ni évoquer le vin en France. Rappelons à ce sujet, les deux dernières actions de justice en date date. En janvier dernier, le tribunal de grande instance de Paris a condamné le brasseur Heineken à fermer son site web. Motif, Internet ne figure pas parmi les supports autorisés par la loi Évin… Et pour cause, à l’époque de ce texte, la Toile n’existait pas ! L’autre décision a eu lieu le 20 décembre dernier. Le même TGI a condamné le quotidien le Parisien pour un dossier jugé trop élogieux sur le champagne. Voilà pourquoi, il est urgent de définir la notion de publicité. Cela permettra de distinguer utilement ce qui constitue une publicité de ce qui relève de la liberté d’expression et du travail journalistique.

À quel stade en sont les négociations avec les pouvoirs publics ?
Nous avions fait deux propositions dans le cadre du plan de modernisation de la viticulture adopté en mai dernier, l’une sur Internet, l’autre sur la définition de la publicité. Elles ont été écartées. Il a fallu manifester jusqu’à la dernière minute pour être entendu. Le ministère de l’agriculture a demandé la constitution d’un groupe de travail composé d’experts et de représentants des ministères de l’agriculture et de la santé. Il s’est réuni le 18 juin dernier. Le cœur de sa proposition : autoriser les sites sur le vin, sans que ces derniers puissent se faire connaître… Impensable de l’accepter en ces termes ! C’est comme ouvrir un magasin sans enseigne, sans vitrine… C’est aussi aller tout droit vers la mort de sites de vente tels que 1855 alors que le commerce du vin sur le net est en plein essor… Et même du site de Vin et société. C’est quand même aberrant de parler de modernisation de la filière et, dans le même temps, de la priver d’Internet, support de promotion indispensable de nos jours dans la vie d’une entreprise. Une seconde réunion s’est déroulée le 31 juillet. Le ministère de l’agriculture a tenté de faire avancer le dossier, mais il a échoué devant son homologue de la santé. De ce fait, le dossier attend aujourd’hui l’arbitrage de Matignon et de l’Élysée. Il doit intervenir dans les prochains jours…

De quelle manière considérez-vous la position des pouvoirs publics ?
La viticulture représente un secteur important de l’économie de la France. Dans le même temps, au travers de Vin et Société, elle prône un modèle de consommation responsable et modéré. Malgré cela, les pouvoirs publics ne donnent pas l’impression de vouloir réellement engager un dialogue constructif. S’ils nous considéraient comme des partenaires, nous pourrions avancer. La Sécurité Routière a su voir en nous des interlocuteurs sérieux et motivés. Résultat, nous sommes aujourd’hui engagés à ses côtés dans la campagne « Soufflez vous saurez » destinée à lutter contre les risques d’abus d’alcool au volant. Les organisateurs de la fête du vin à Bordeaux, en juin dernier, ont ainsi distribué des éthylotests au grand public. Ce fut également le cas à Avignon lors de Rhône Exaltation, en Bourgogne lors du Tastevinage, dans le Jura lors de la percée du Vin Jaune… Notre société a plus à gagner de ce genre d’initiatives qu’à multiplier les interdits et les crispations. C’est ce que nous voulons faire comprendre.

Quelles types d’opération envisagez-vous le 30 octobre prochain ?
Notre idée est d’organiser sur l’ensemble du territoire des actions de sensibilisation de l’opinion publique sur le thème de la communication sur les vins. Nous voulons montrer l’absurdité de la situation à laquelle nous sommes actuellement confrontés. Nous avons pensé, par exemple, à recouvrir les panneaux des villes, des départements ou des régions qui portent ou évoquent le nom d’un vin. Bref, nous voulons faire partager notre exaspération. Mais cette journée ne doit pas se résumer à cela. Elle doit être l’occasion de montrer au grand public notre engagement en faveur de la modération, les actions que nous conduisons tout au long de l’année… Au fond, notre message est le suivant « Le vin, parlons-en ! », mais laissez nous du temps pour mener à bien cette mission.
Propos recueillis par Chantal Sarrazin



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