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Portrait

Article publié le 6 février 2013

Denis Velut revient sur l’arrêt progressif des traitements aériens

Du 16 novembre au 3 décembre, le SGV et le CIVC ont animé six réunions à destination des présidents de section et des correspondants AVC pour préparer le vignoble à l’arrêt des traitements aériens pour la campagne 2014. Trois administrateurs du SGV, ont participé à ces rencontres dont Denis Velut, référent de la commission technique et environnement au SGV qui revient sur le dispositif mis en place pour la fin des traitements aériens par hélicoptère.

La Champagne Viticole : La profession a choisi de ne pas demander de dérogation pour 2014, pour autant se passer de l’hélicoptère posera sans doute quelques difficultés ?

Denis Velut : Il convient de se rappeler que l’épandage de produits phytosanitaires par voie aérienne est interdit en France depuis juillet 2010. Les campagnes 2011 et 2012 ont vu l’hélicoptère maintenu uniquement à titre dérogatoire. Aussi, nous, professionnels champenois, avons mis en place un plan d’action visant à un arrêt progressif des épandages aériens d’ici fin 2013. Cette décision de se préparer à ne plus avoir de dérogation permettant l’usage de l’hélico est le fruit d’une réflexion commune à toute la famille champenoise : l’effet «  hélico  » est dévastateur pour l’image du champagne.

CV : Pourquoi avoir sollicité les présidents de sections et correspondants AVC  ?

DV : Les services techniques du CIVC ont réalisé au cours de l’hiver dernier un important travail de terrain pour cartographier les zones où les solutions terrestres couramment utilisées en Champagne sont difficiles à mettre en œuvre. Les critères sont avant tout liés à la pente et au dévers, mais aussi à l’état du terrain, et aux obstacles naturels (mouvement de terrain, talus dangereux). Les locaux connaissant bien le terrain, il nous est apparu indispensable de solliciter leur avis. C’est pour cela que nous avons invité tous les présidents de sections et correspondants AVC à participer à ces réunions d’information. Seules 82 communes s’avèrent a priori comporter des secteurs d’accès difficile mais tous les représentants ont été conviés.
Les communes identifiées disposent maintenant de la cartographie des parcelles dont l’accès terrestre est jugé difficile. Cette carte doit être amendée par chacune des sections locales avant le passage de commissions de terrain qui en valideront le tracé définitif.

CV : A quoi va servir ce zonage ?

DV : L’enjeu est important puisque cette cartographie permettra aux vignerons exploitant des parcelles d’accès terrestre difficile, de bénéficier d’adaptations du cahier des charges AOC. En effet, dans certaines circonstances, un arrachage de certains rangs sera nécessaire pour permettre l’accès à des tracteurs crapahuteurs plus larges que des chenillards. D’autres aménagements pourraient aussi s’avérer pertinents moyennant un encadrement à définir (reprofilage…). À ce jour, moins de 200 ha sont concernés.

CV : Et pour 2013, qu’en est-il ?

DV : Le spectre de l’année 2012 où l’hélicoptère était prêt mais sans produit ne devrait pas se reproduire. Les produits homologués en 2012 le sont encore pour 2013. En revanche, le 14 novembre dernier le ministère de l’Agriculture a demandé à la profession viticole française plus d’harmonie et d’exigences  : la dérogation sera associée à un zonage. Les critères de ce zonage ne sont pas encore définitivement arrêtés. Ce qui est certain c’est DV :que les parcelles en faible pente ne pourront plus être traitées à l’hélicoptère en 2013.



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