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Actualité

Article publié le 5 février 2009

Les chiffres des ventes de champagne en 2008 sont connus

Les co présidents de l’interprofession, Patrick Le Brun pour le Vignoble et Ghislain de Montgolfier pour le Négoce, ont présenté ce matin le bilan des ventes 2008. Loin des chiffres catastrophiques qui ont circulé, les Champenois ont expédié 322,4 millions de bouteilles (cliquer ici pour accéder aux données complètes) soit une baisse de 4.8 % par rapport à 2007, année record. Le Syndicat avait annoncé une baisse approximative de 4,5 à 5 % ! Les vignerons progressent de 1 %, les maisons enregistrent une baisse de -6,7 % et les coopératives de -5,7 %. Quant aux marchés : - 3.6 % en France, -6.5 % pour l’Union Européenne et - 6.2 sur les pays tiers.

"2008 a été l’année où nous avons pris en charge le futur grâce notamment à la mise en place de l’accord", indiquait Patrick Le Brun. Le début de l’année 2009 verra la remise en place de l’observatoire économique. "Cet observatoire existait déjà mais nous avons voulu le relancer". Présidé par Yves Dumont de Laurent Perrier, le vignoble y est désormais associé en la personne de Dominique Pierre, directeur du Centre vinicole champagne Nicolas Feuillatte.
Avec 322.4 millions de bouteilles expédiées, 2008 constitue la 3è année record de la Champagne (c’est mieux qu’en 2006). "L’idéal de croissance est de 2 % sur 10 ans, rappelait Ghislain de Montgolfier. Nous avons eu +4.6 % et +5.3 en 2006 et 2007. Aussi, pour nous, 2008 est un recadrage". Alors qu’octobre et novembre 2008 étaient dans le rouge, décembre est revenu à la hausse avec + 3%. Il y a eu peu de ventes bradées, contrairement à ce que beaucoup craignait.
Les chiffres par marchés :

  • - 3.6 % en France (-6.9 pour le négoce, + 1.1 pour les vignerons, -4.3 pour la coop)
  • - 6.5 % pour l’UE (-7.3 pour le négoce, - 0.5 pour les vignerons, -2.3 pour la coop)
  • - 6.2 sur les pays tiers (-5.4 pour le négoce, -0.1 pour les vignerons, -18.5 pour les coop).
L’export (UE + pays tiers) représente désormais 51 % des ventes. Il n’est pas initéressant de noter par ailluers que, selon les premières estimations, certains marchés sont en très forte hausse : en Europe, citons la Grèce, la Pologne ou la Russie mais aussi plus loin : la Chine, la Corée du Syd ou encore l’Australie semblent ainsi prometteurs.
Avec un chiffre d’affaires de 4.45 milliards d’euros contre 4.5 en 2007, la Champagne est toujours au 1er rang des régions viticoles françaises.
Si les chiffres sont à la hauteur de ce que le Syndicat annonçait depuis déjà quelques semaines, reste à savoir si ce qui a été expédié a été consommé. "Nous avons toujours fait et continuerons à faire en sorte que les acteurs champenois restent autour de la table, rappelait le président Le Brun. Il est essentiel de toujours rester ensemble et réagir au plus vite de la réalité. Cela justifie la mise en place de l’observatoire économique".
Officiant chez Laurent Perrier, Yves Dumont a désormais la responsabilité de mener l’observatoire économique : "A la demande des co présidents, nous allons faire des analyses, recommander des actions mais bien entendu ce sont les présidents qui décideront, expliquait Yves Dumont. Notre mission s’articule autour de 4 volets :
  • analyser ce qu’il se passe. Affiner notre compréhension des marchés.
  • travailler sur l’impact possible des évolutions : établir des simulations avec différents scénarios.
  • Recenser les actions possibles le plus rapidement : être réactif.
  • Communiquer à l’interprofession sur les résultats de ces actions.
Enfin, interrogé sur le futur proche, Patrick Le Brun a répondu : "Pour 2009, il est difficile de donner des indications très précises : si 2008 a permis de revenir à une situation plus calme, elle a aussi montré que le consommateur ne s’est pas détourné de notre produit. Maintenant toute prévision est délicate à faire et je ne m’y risquerais pas. Par contre, il faut continuer à se développer à l’export. C’est un travail de longue haleine mais incontournable".
Il a enfin tenu à évoquer le fait qu’au Chili, lorsqu’un producteur de vin se voit honorer par une récompense pour l’un de ses vins, il reçoit non seulement les félicitations du Gouvernement mais en plus des aides pour poursuivre son développement ! "En ces temps difficiles, j’aimerais bien que chez nous, en France, pays du vin par excellence, on en prenne de la graine et qu’on nous laisse au moins parler de notre vin" !

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