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Le dernier numéro

Article publié le 1er mai 2013

Parution du mois

Le printemps approche : top départ pour l’entretien des sols

La mécanisation de l’entretien des sols se développe de plus en plus dans le vignoble. Elle traduit la prise de conscience environnementale toujours plus grande des viticulteurs. Dans cette optique, ces derniers peuvent bénéficier de l’accompagnement technique d’organismes comme la chambre d’agriculture de la Marne pour mettre en place cette pratique sur leur exploitation.

Entretenir les sols au printemps, c’est limiter ou éliminer le couvert végétal qui a pu se développer à la fin de l’automne. En effet, les mois d’octobre à décembre 2012 se sont révélés assez pluvieux et les températures moyennes plus élevées que la normale saisonnière. Ces aspects doivent donc être pris en compte dans la nécessité d’intervention à la parcelle.
L’entretien des sols au printemps permet, par ailleurs, de lutter contre les adventices au stade de la plantule. Il sera alors plus simple de les détruire qu’au stade adulte, où le système racinaire est plus résistant au passage des outils.
Avec le facteur météo, ce premier passage de l’année est l’un des points les plus importants pour réussir à maintenir un sol suffisamment propre le reste du temps. Un travail du sol à l’automne permettra également d’optimiser ce passage.
Dans l’idéal, les passages suivants doivent se résumer à un entretien et ne pas avoir pour but de nettoyer une parcelle déjà envahie.

Des outils adaptés pour chaque situation

L’utilisation d’outils permettant d’ameublir la couche de terre en surface doit être privilégiée. Selon l’état de la parcelle, on trouvera une gamme d’outils adaptée à la situation :

Cas d’un sol peu envahi en sortie d’hiver Cette situation est assez simple à gérer. Le passage pourra se faire au moyen de griffes dans l’inter-rang et d’interceps sous le rang.
L’approche d’une parcelle à historique désherbage chimique est un peu différente. Les outils peuvent ne pas rentrer correctement dans le sol. La mise en place d’un entretien mécanique du sol se fait progressivement et, dans certains cas, plusieurs passages sont nécessaires pour obtenir une texture de terre offrant des conditions de travail optimales.

Cas d’un sol fortement colonisé Dans ce cas, il est primordial d’agir afin de poursuivre la saison dans de bonnes conditions. En effet, si l’année se révèle sèche, la concurrence hydrique peut se faire ressentir sur la vigne. Sur sol régulièrement humide, les adventices se développeront trop vite pour être contenues.
Nous retiendrons ici des outils permettant de remuer la terre de façon plus importante. Il pourra s’agir de fers, type décavaillonneuse à plat, qui possèdent une meilleure pénétration dans le sol que les interceps classiques. C’est aussi l’un des rares cas où les outils à tête rotative trouvent un réel intérêt. Ils donnent de bons résultats sur sols recouverts. En revanche, leur emploi devrait se limiter à ce type d’intervention car ils ont également la faculté de créer une couche de terre très fine. Celle-ci compacte vite en cas de sécheresse et s’érode plus facilement en cas d’orage.
Cette opération étant souvent réalisée proche du débourrement, il faut veiller à éviter les périodes de gel. Le fait de remuer le sol favorise la remontée d’humidité dont l’action peut être néfaste en cas de températures négatives sur de très jeunes pousses.

Les conditions de travail influencent donc les choix techniques. Tout comme les traitements ou d’autres travaux du vignoble, l’observation et les échanges entre vignerons restent de mise pour tirer le meilleur parti de cette approche.


Informations compl�mentaires :

www.marne.chambagri.fr

Johan Kouzmina, chambre d’agriculture de la Marne

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