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Le dernier numéro

Article publié le 25 mars 2008

Parution du mois

Le concours des champagnes de la propriété

C’est en 1978 que l’Union des commerçants d’Épernay et le Syndicat des vignerons unissent leurs efforts pour créer le concours des champagnes de la propriété d’Épernay. 30 ans après, l’épreuve attire toujours.

C’était l’époque où, pour désigner les champagnes de vignerons, la presse et les commentateurs du vin parlaient couramment de « petits » champagnes et les opposaient systématiquement aux « grandes cuvées » des marques. L’idée d’un concours mettant pour une fois les produits du vignoble a été une idée qui a séduit les instances syndicales, se souvient Michel Tixier, ancien rapporteur de la commission des récoltants du SGV. Avec Eugène Fabre, alors secrétaire de l’Union des commerçants d’Épernay, il sera l’un des plus zélés artisans du projet.

En proposant ce concours, L’Union des commerçants voulait aussi apporter un élément d’animation dans le cadre de ce qui s’appelait la Foire d’Épernay. Elle entendait aussi renouer avec une tradition tombée en désuétude. En effet, dans l’entre deux guerres, au moment où la Champagne était confrontée à une grave crise économique et commerciale, une compétition de ce type avait été organisée pour essayer de faire parler du champagne et faire de la propagande, selon l’expression en usage à cette époque.

Les entreprises qui n’ont pas encore franchi le cap de l’international s’interrogent… Elles savent que les enjeux sont importants, que la concurrence est réelle. Elles sont à la fois attirées par l’étranger mais se sentent souvent très seules face à l’ampleur de la démarche.

Plus de 75 experts de 40 pays seront réunis à Reims pendant ces deux journées. Ils pourront informer, conseiller et apporter des réponses concrètes dans le cadre de consultations individuelles. Chaque visiteur pourra ainsi disposer de son propre planning de rendez-vous  : qu’il s’agisse de prospection, de connaissance «  marchés  » et de point de repères sur qui fait quoi à l’International, de réglementation, de procédures douanières, de logistique, d’assurance et de répartition des risques.

Enfin, pour les viticulteurs plus avancés dans leur démarche, qui s’interrogent sur le mode de déploiement (choix du partenaire, réseaux de distribution, protection de la marque), les organisateurs de ce forum proposeront des rendez-vous pré-programmés, particulièrement adaptés pour du conseil sur-mesure.

Convaincre les vignerons

En 1978, le contexte était loin d’être aussi défavorable au vignoble. C’est pourquoi si les dirigeants syndicaux étaient réceptifs, les vignerons étaient plus attentistes. Il a fallu les convaincre, faire de la publicité dans la Champagne Viticole, en parler dans les réunions syndicales, faire des courriers. Nous avons pu tout de même lancer l’épreuve, indique Michel Tixier. Finalement, une trentaine de vignerons se lanceront et présenteront des échantillons en vue de se partager trois médailles  : or, argent, bronze.

Au fil des années, les hésitations tomberont et les vignerons seront de plus en plus nombreux à soumettre des cuvées à la sagacité des jurys. La caution du SGV, la rigueur des épreuves de sélection et la supervision de l’ensemble par un huissier, contribueront à asseoir une crédibilité qui ne se démentira jamais.

En 1989, à l’instigation de Jacky Charpentier, nouveau rapporteur de la commission des récoltants du SGV, seront instituées quatre catégories au sein des épreuves  : brut sans année, blanc de blancs, millésime, rosé. Il s’agissait alors de répondre au succès grandissant du concours et de prendre en compte la diversité des produits élaborés au vignoble, précise aujourd’hui l’intéressé.

Au début des années 90, les instances européennes voulant éviter les abus, édictent de nouvelles contraintes transposées dans la loi française. Un « toilettage » des différents articles du règlement est alors effectué avec les conseils de René Guillemot, inspecteur de la répression des fraudes. Un travail qui portera ses fruits puisqu’il sera sanctionné par l’attribution du précieux agrément, annoncé par le Journal Officiel du 27 janvier 1996.

La même période est marquée par l’ouverture des épreuves aux cuvées élaborées par la coopération. Désormais, toutes les familles seront accueillies. Plus récemment, c’est une catégorie « demi-sec » qui a été introduite.

Le concours d’Épernay s’est peu à peu imposé dans le paysage, relève David Péhu, responsable des opérations. C’est une institution reconnue, même si elle l’est un peu moins que d’autres à vocation mondiale. Son sérieux fait sa notoriété. Pour les producteurs qui voient leurs cuvées primées, c’est un argument commercial important. Cela leur permet de mieux les valoriser auprès de leurs clients. Le concours bénéficie désormais de l’appui de la CCI de Reims et Épernay.

James Blaques

Participer à l’édition 2008

Les vignerons et coopératives désireux de participer aux épreuves 2008 du concours peuvent d’ores et déjà retirer leur dossier d’inscription auprès de Nathalie Gardet au Sgv à Epernay et Bar sur Seine. Les incriptions seront closes le 30 avril, date à laquelle les échantillons devront être également déposés.

Isabelle Vilnet

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