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Le dernier numéro

Article publié le 11 décembre 2013

Parution du mois

Le Groupement des employeurs au front de l’actualité sociale

Il y a la défense des intérêts – au sens large – des employeurs viticoles. Et il y a leur accompagnement quotidien dans le maquis réglementaire et technique. Dans un cas comme dans l’autre, le Groupement des employeurs trouve… à s’employer.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’actualité sociale — domaine de prédilection du Groupement des employeurs — est intense. Réforme des retraites, pénibilité du travail, prévoyance… Mais, bien sûr, ce qui «  coince  » en la matière, c’est surtout l’augmentation des charges sociales patronales pour les travailleurs occasionnels. Cela ressemble, pour la Champagne, à une double peine sachant, d’une part, que l’interdiction actuelle de toute mécanisation pour les vendanges impose le recours à la main-d’œuvre et, d’autre part, qu’en termes de rémunération, la convention collective est plus avantageuse que la loi. «  Depuis l’automne 2012, on se bat sur ce dossier, explique Christophe Pernet, président du Groupement des employeurs. Nous avons fait appel aux parlementaires de la filière, avancé des propositions… Malgré nos efforts, nous avons essuyé une fin de non-recevoir. Nous avons informé nos adhérents. Peut-être la mobilisation n’a-t-elle pas été assez forte  ? C’est maintenant, après les vendanges où l’on embauche des salariés occasionnels, que l’on va s’apercevoir que la facture est particulièrement salée. Cela devrait représenter quelque chose comme dix centimes d’euros au kilo. C’est énorme, et cette taxation se fait au détriment de l’investissement dans nos exploitations. Mais maintenant que la loi a été votée et que les décrets d’application sont sortis, nous n’avons plus vraiment de marge de manœuvre…  »

Des sujets qui fâchent

Devant cette actualité sociale multiple et presque… quotidienne, le Groupement des employeurs (avec le service employeurs — voir encadré) s’adapte en permanence. Mais le président s’élève contre la valse-hésitation des pouvoirs publics, sans parler de la lenteur administrative. «  On nous impose la mise à jour régulière de notre convention collective, ce que nous faisons bien entendu. Mais les avenants tardent à être publiés et donc appliqués… » Les autres sujets qui fâchent un peu Christophe Pernet ne manquent pas  : la prévoyance («  On nous a orientés vers un système d’assurance obligatoire, choisi avec les partenaires sociaux. ça a pris du temps, mais ça commence à fonctionner. Et voilà que l’on va peut-être en revenir au libre choix de l’assureur  ! Ce n’est pas sérieux  »), le compte pénibilité («  C’est très difficile à mettre en place. On travaille beaucoup avec les médecins et les inspecteurs du travail – d’ailleurs pas toujours d’accord entre eux –, mais comment trouver le bon compromis pour chaque tâche de chaque métier dans une profession qui est évidemment physique ? On incite les employeurs à varier les activités de leurs salariés…  »), la retraite («  On subit les décisions. On recule à 2020 l’augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour prendre sa retraite, mais on alourdit tout de suite le coût du travail en augmentant les cotisations dès 2014  »).

Reste que, au plus près du terrain, le Groupement des employeurs épaule en permanence ses adhérents. En les accompagnant, par exemple, vers la dématérialisation des déclarations de salaires et le paiement des cotisations par télépaiement, rendus obligatoires par les pouvoirs publics, et qui devraient être effectifs pour tous dans les deux prochaines années. Il s’agit là d’anticiper, pour ne pas que les employeurs subissent, notamment ceux n’employant que des salariés occasionnels et n’ayant pas l’habitude de ces formalités.

De même, le changement du logiciel paie du service employeurs (qui pourrait être opérationnel à la fin du premier semestre 2015) s’inscrit dans cet objectif de facilitation. L’outil, plus performant, permettra de répondre aux exigences de dématérialisation et facilitera l’établissement des bulletins de paie tant « en prestation » (c’est-à-dire par le service employeurs pour le compte d’un membre) que par le biais d’Internet.

Enfin, Christophe Pernet tient à souligner que, cette année, le Groupement a validé son règlement intérieur, ce qui officialise encore un peu plus — si besoin était — son fonctionnement comme une entité pleine et entière du SGV. Tout ceci, le président Pernet ne manquera pas de le rappeler lors de l’assemblée générale annuelle du Groupement, le 14  janvier (voir encadré), lors de laquelle sera renouvelée une partie du conseil d’administration.

À Épernay et… Bar-sur-Seine  !

Le service employeurs est le prolongement administratif du Groupement des employeurs, et dispose d’une antenne à Bar-sur-Seine. Ses neuf permanents établissent toute la documentation né- cessaire aux adhérents, et répondent également à leurs demandes individuelles pour les aider dans la gestion de leurs salariés. Le service fonctionne tous les jours ouvrés, même pendant les vacances (et parfois les samedis, lors des vendanges).

• Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h au 03 26 59 55 01 (pour Épernay) et au 03 25 29 85 80 (pour Bar-sur-Seine).

UN PEU D’HISTOIRE

Alors qu’au début des années 1960, la nécessité de normaliser les rapports employeurs/salariés dans le vignoble se fait jour, le Groupement des employeurs trouve son origine dans la mise en place d’un «  cercle d’étude  », en 1965, dont les travaux ont conduit à la création, le 2  juillet 1969, de la convention collective définissant les conditions de travail et les rémunérations des salariés des exploitants viticoles. Pour l’anecdote, en 1969, cette convention collective tenait sur trois pages, quand elle en compte aujourd’hui une centaine, preuve de son évolution.

Fondé en 1968, le Groupement des employeurs tiendra sa première assemblée générale le 23 mai 1969. Il a pour mission de défendre les intérêts des employeurs viticoles en Champagne. Dans ce cadre, le Groupement travaille avec toutes les structures intervenant dans le domaine social, négocie avec les partenaires sociaux dans le cadre de la convention collective, et porte devant les instances supérieures les difficultés sociales rencontrées sur le terrain par ses membres. Quatre commissions (travail à tâche, vendanges, personnel/encadrement, emploi/formation) viennent illustrer les spécificités de la convention collective. Ses 24 administrateurs représentent les employeurs viticoles des cinq départements de l’AOC Champagne, et peuvent s’appuyer sur des correspondants répartis dans chaque commune viticole.

ÉLECTIONS LORS DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

C’est le mardi 14 janvier, dès 9 h 30, que se déroulera l’assemblée générale du Groupement des employeurs (amphithéâtre du Syndicat à Épernay). Cette assemblée est aussi l’occasion de renouveler pour moitié (en fonction de la date d’entrée) le conseil d’administration du Groupement.

Les administrateurs dont les mandats arrivent à terme sont les suivants  :

  • Côte des Blancs  : François Larmandier, Sophie Signolle.
  • Grande Vallée de la Marne  : Laurette Secondé.
  • Congy-Sézanne-Vitry  : Yvelyne Prat.
  • Vallée de la Marne  : Christian Goutorbe (non renouvelable), Fabienne Dourdon.
  • Secteur Ouest et Massif de Saint-Thierry  : Marie Ariston (non renouvelable), Gilles Blin (non renouvelable).
  • Vallée de la Marne Ouest et Seine-et-Marne  : Benoît Dehu, Sandrine Gratiot.
  • Côte des Bar et Haute Marne  : Sylvie Brossolette, Pierre Dumont, Véronique Delagneau.

Toute personne souhaitant faire acte de candidature doit adresser un courrier au Groupement des employeurs, dix jours ouvrés au moins avant la date prévue pour le déroulement du scrutin (cachet de la Poste faisant foi).

• SGV, Groupement des employeurs, 17 avenue de Champagne, CS 90176, 51205 Épernay cedex. Tél.  : 03 26 59 55 01.

Jacques Rivière

En images


  • Manifestation contre l’augmentation des charges, à Paris, en novembre 2012.


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