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Actualité

Article publié le 2 octobre 2008

La viticulture menacée par un Gouvernement hostile

L’Etat français aurait-il décidé de sacrifier les 250 000 entreprises et emplois viticoles à d’autres intérêts ? Tandis que petite récolte et contexte économique difficile affectent grandement le moral des vignerons, le gouvernement multiplie les signes d’hostilité. Les organisations professionnelles de la filière viticole réunies sous l’AGPV réagissent vivement !

La dégradation du contexte global et l’accumulation des initiatives gouvernementales défavorables à leur métier et à leurs produits menacent fortement les viticulteurs. Comme si l’activité économique le permettait, le gouvernement envisage en effet d’augmenter la fiscalité sur les produits viti-vinicoles dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale.
D’abord justifiée au regard de la santé publique et des dommages provoqués par l’alcool, cette augmentation aurait dorénavant vocation à alimenter le régime « vieillesse » déficitaire du secteur agricole. Mais quelles que soient les raisons de cet alourdissement de la fiscalité, les vignerons n’ont pas oublié les mots du candidat Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle : « Il ne me paraît pas opportun d’augmenter la fiscalité sur le vin. A l’heure du nécessaire redressement de la filière, renforcer la taxation du vin serait contre productif. La lutte contre l’alcoolisme passe par d’autres moyens ».
Cette annonce vient s’ajouter à l’épineux débat du vin dans le média Internet. Depuis des mois maintenant, les pouvoirs publics prétendent vouloir sécuriser la situation des nombreux vignerons qui possèdent un site internet. Mais le temps passe, l’arbitrage sur les différentes versions du texte tarde et au final, il se pourrait bien que la filière doive se contenter de l’existence de sites internet sans référencement possible. Autant dire que cette solution signerait la condamnation d’un large pan de l’activité économique du secteur.
Pendant ce temps là, se profile à l’horizon un projet de loi « Santé, patients, territoires » qui multiplie les interdits et sacrifie les produits du terroir à la bonne conscience : vins bannis des vitrines des produits locaux sur les aires d’autoroute, interdiction d’offrir gracieusement du vin au verre dans les caveaux, sur les salons, les foires et toutes opérations de communication…
Les vignerons ont le sentiment que l’on joue avec leurs nerfs. Ils se mobilisent, avec les organisations professionnelles, pour interpeller largement les parlementaires et les élus locaux. Car la campagne gronde devant des pouvoirs publics qui asphyxient la viticulture.



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