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Délimitation

Article publié le 15 février 2011

La révision de l’aire au programme de l’AG du SGV

Le Syndicat des vignerons a organisé le 9 novembre 2010 son assemblée générale d’automne autour de plusieurs sujets, dont la révision de l’aire géographique qui était sans aucun doute le plus attendu. Un moment de débats et d’information auprès des adhérents.

Traditionnellement, la seconde assemblée du SGV avait lieu avant vendanges : « cette année, elle se justifiait moins puisque la mesure essentielle de vendange, à savoir le rendement disponible, était arrêtée depuis le mois de juillet », expliquait Pascal Férat, président du Syndicat des vignerons. En revanche, d’autres sujets importants animent le Vignoble et le président a souhaité en informer les vignerons, notamment pour ce qui concerne la révision de l’aire géographique et le projet Unesco. Cette réunion fut aussi l’occasion de revenir sur les dernières vendanges. Ainsi Maxime Toubart, vice président pour la Marne, a rappelé le contexte et les conclusions des négociations interprofessionnelles. Après analyse des données économiques internationales et champenoises, après une large consultation des sections locales, les représentants du SGV ont défendu et obtenu un niveau de rendement disponible de 10 500 kg/ha. « Une décision prudente dans un contexte économique encore aléatoire ». Malgré des conditions techniques plutôt diffi ciles, « les vendanges se sont plutôt bien passées, concluait Pascal Férat. La RI aura joué son rôle : cette récolte nous servira à montrer à l’Inao l’incontestable utilité de notre réserve au service de la qualité ». Au plan social, « le bilan est positif » précisait Dominique Fleury, vice présidente pour l’Aisne, malgré quelques sérieuses inquiétudes d’avant vendange, sur l’utilisation du Tesa notamment. À noter toutefois, l’activité douteuse d’un certain nombre de personnes qui se sont improvisées prestataires la veille des vendanges. « Soyons vigilants, rappelait Dominique Fleury, car à défaut des vérifications nécessaires, votre responsabilité demeure engagée ».

Pas de scoop, mais de la transparence

Ni offi ciel, ni défi nitif, le projet de révision de l’aire était néanmoins très attendu par l’assistance. « Il n’y a pas de scoop », déclarait le président Férat. Il s’agissait en effet de réaliser « un point d’étape, dans un souci de transparence ». Cette présentation a permis d’éclairer et de rassurer les adhérents sur l’état du dossier et sur ses perspectives. Après la validation du projet en février 2011 par l’Inao, larévision de délimitation de l’aire parcellaire devrait débuter. Mais Pascal Férat précisait que « si par malheur, nous ne parvenions pas à obtenir la maîtrise des plantations, la Champagne stopperait les travaux de révision. Cela nous replacerait à la case départ, face à des demandes de révisions contentieuses, consentait-il. Mais ce serait un moindre mal par rapport au risque de voir planter d’un seul coup une superficie importante ». Enfin, Pierre Cheval a présenté les enjeux et la procédure du classement des paysages de la Champagne au patrimoine de l’Unesco. C’est une occasion unique de « magnifier l’outil pour accentuer notre image » déclarait-il. « Nous avons déjà su faire reconnaître notre AOC. Aujourd’hui, il s’agit de faire reconnaître les paysages qui voient naître le champagne ». La Champagne a retravaillé son dossier pour parvenir à trois zones témoins. Ces sites remarquables comprennent désormais des éléments paysagers (le coteau, d’Aÿ à Hautvillers) et dupatrimoine souterrain ainsi que des zones urbaines (la colline Saint-Nicaise à Reims et l’avenue de Champagne à Épernay). « Chaque fois que les Champenois ont réussi quelque chose, ils l’ont fait ensemble » rappelait Pierre Cheval qui portera ce dossier, soutenu par le SGV, dès le printemps prochain pour une possible inscription en 2013… Cette assemblée fut aussi l’occasion de revenir sur d’autres sujets comme la téléprocédure Gamma, la nouvelle convention Adelphe ou les Champagnes de vignerons. Sujets sur lesquels la prochaine assemblée reviendra très largement au printemps.



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