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Le dernier numéro

Article publié le 9 janvier 2010

La pérennité du Syndicat des vignerons est un enjeu majeur

Vous le savez  : le Syndicat général des vignerons, votre Syndicat, traverse une crise de gouvernance.

La récente révocation de Patrick Le Brun, auquel une majorité des administrateurs du SGV avait retiré sa confiance fin novembre, avant d’élire Jean-Mary Tarlant comme nouveau président, n’a pas été comprise dans les galipes. Il faut dire que la communication avec les vignerons champenois a fait défaut et que, la nature ayant horreur du vide, les médias se sont emparés du sujet. Cette situation a rapidement plongé tout le vignoble champenois dans une véritable crise de confiance à l’égard de son Syndicat et de ses élus. Et cette défiance s’est transformée en inquiétude.

Le vignoble s’est donc manifesté  :

– 57 sections locales ont demandé au SGV la tenue d’une assemblée générale extraordinaire afin d’obtenir des explications sur la situation.

– Le 16 décembre dernier, une centaine de vignerons est intervenue lors de la réunion du conseil d’administration du SGV afin de faire entendre son mécontentement.

– Mardi 22 décembre, une assemblée générale extraordinaire était organisée à Epernay afin d’expliquer la décision du Conseil de révoquer le Président Patrick Le Brun et de répondre aux questions des viticulteurs.

Lors de cette assemblée, les administrateurs du SGV ont exposé leur point de vue aux vignerons venus s’exprimer et interroger. De l’avis de tous, ces débats sont restés dignes, reflétant la sagesse des vignerons et leur attachement à leur Syndicat et à son unité. Cette réunion s’est conclue par la démission collective des membres du Conseil d’administration.

Néanmoins, il semble important de préciser que la gouvernance du SGV ne demeurera pas vacante dans l’attente d’élections. Afin d’assurer la bonne marche des dossiers en cours, les administrateurs assureront leur mandat jusqu’à cette nouvelle échéance électorale qui devrait vraisemblablement être programmée dans le courant de la troisième semaine de janvier. En outre, en l’absence de directeur (ce dernier ayant quitté sa fonction à la mi-novembre), François Alvoët [1]. a été missionné pour assurer la direction du SGV jusqu’à la prise de fonction d’un nouveau directeur. Il s’appuiera bien entendu sur les compétences des salariés en place qui restent mobilisés et toujours au service des vignerons.

Après deux mois de turbulences, une page est tournée. Et, surtout, une autre s’écrit.

Le 22 décembre, l’assemblée a clairement manifesté son intention de voir arriver, à l’issue des prochaines élections, un conseil d’administration renouvelé et légitimé par le vote des délégués de section et un homme neuf pour présider le SGV. Car rappelons-le  : le Syndicat des vignerons a été créé en 1904 pour défendre les intérêts des vignerons. Si ses missions ont évolué dans le temps, cela demeure son essence même, le socle de sa raison d’être et, de ce fait, le moteur de son action.

Pour les vignerons champenois, la pérennité du SGV est un enjeu premier. Ils sont venus très nombreux pour affirmer leur attachement à leur Syndicat et rappeler que son efficacité au service du vignoble est garante de l’avenir de tous les vignerons de la Champagne. En janvier 1909, les responsables de la fédération des syndicats de Champagne écrivaient  : dans La Champagne Viticole  : «  Nous devons surtout compter sur nous-mêmes, et il faut que le vigneron comprenne qu’il ne peut jamais se désintéresser de l’action syndicale, seule capable de remédier à la situation actuelle.  »


[1] François Alvoët fut directeur d’une coopérative en Champagne pendant plus de 35 ans


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