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Le dernier numéro

Article publié le 13 novembre 2009

Parution du mois

La parole aux nouveaux administrateurs

Depuis juillet dernier, le Syndicat général des vignerons compte huit nouveaux administrateurs. Motivation, parcours, intérêts syndicaux : présentation en quelques mots.

Sara Alliot  : « Je suis très motivée   »

A 29 ans, Sara Alliot est mariée et mère d’une petite fille de trois ans. Elle est installée, avec son mari, comme récoltante coopératrice.
Titulaire d’un BTS actions commerciales, avec une spécialisation bancaire, Sara a commencé sa vie professionnelle comme conseiller clientèle pendant trois ans. «  Par la suite, je suis tout naturellement revenue aux sources et j’ai rejoint mes parents qui sont récoltants manipulants sur leur exploitation, avant de travailler avec mon mari   ». L’engagement syndical a suivi presque logiquement, avec l’intégration du Groupe des Jeunes, il y a 6 ans. «  Ce fut une expérience enrichissante puisque j’ai été élue au bureau lorsque David Coutelas était président. Et il est vrai que nous avions une très bonne équipe  ». Une expérience au cours de laquelle Sara a pu se familiariser avec l’ensemble des dossiers, puisqu’elle a fait partie de la commission valorisation, de la commission technique, de la commission SAFER, ainsi que du groupe de travail chargé de réfléchir à la mise en place de la réserve individuelle. Aujourd’hui, Sara Alliot est une des plus jeunes administratrices du SGV, mais cela ne lui fait pas peur. «   Je suis très motivée car il y a de nombreux dossiers auxquels il faut accorder une attention toute particulière, comme le dossier délimitation ou celui des structures   ».

Maxime Toubart  : « Encore faire bouger les choses  »

Maxime Toubart, 33 ans, marié, deux enfants, est entré au conseil d’administration du SGV après avoir été président du Groupe des Jeunes. Installé à Le Breuil, il exploite 3 hectares pour moitié comme récoltant coopérateur et pour moitié comme vendeur au kilo.
Dans le vignoble, Maxime Toubart n’est pas un inconnu. Son engagement syndical remonte à quelques années déjà, et il s’est distingué comme président du Groupe des Jeunes. «  Je souhaitais être acteur, pas spectateur, défendre au mieux les intérêts du vignoble et de tous les vignerons, du petit vendeur au kilo au grand manipulant. A ce niveau, comme à d’autres, cette expérience comme président du Groupe des Jeunes m’a beaucoup apporté   ». Et si, après deux ans à ce poste, son élection comme administrateur semble naturelle, il réfute cette idée. «  Ca ne coule pas de source. Ce n’est parce qu’on a occupé tel ou tel poste qu’on a une voie toute tracée. J’ai été sollicité par des administrateurs et j’ai accepté de saisir cette opportunité   ». Elu du SGV, Maxime Toubart souhaite désormais consacrer la majorité de son énergie à trois dossiers  : les relations interprofessionnelles, «  car la situation économique nous montre qu’elles sont essentielles et que les administrateurs doivent se mobiliser pour la défendre   », le foncier, «  car c’est évidemment un enjeu crucial  », et les dossiers techniques «  car le vignoble doit s’adapter techniquement aux contraintes, notamment environnementales   ». «  Le rôle du Groupe des Jeunes est d’être en avance, de faire bouger les choses. C’est cela que je souhaite apporter en tant qu’administrateur   », conclut-il.

Charles-Henri Hubert  : « Etre moteur de la Champagne  »

A 38 ans, Charles-Henri Hubert, marié, deux enfants, est devenu en juillet dernier administrateur du SGV. Installé en EARL à Ambonnay, il exploite 6 hectares 80 et 80 ares en prestation à façon.
A la question «   pourquoi devenir administrateur au SGV   », les réponses fusent. Pour Charles-Henri, faire partie du Syndicat, c’est «  faire partie du groupe moteur de la Champagne, c’est être acteur de son histoire, ou du moins participer à sa construction  ». Charles-Henri en fait une priorité parmi les missions syndicales. «  Il faudra notamment veiller à faire entendre notre voix à Bruxelles, être bien carré avec le Parlement européen pour contrecarrer ses velléités de libéralisation des droits de plantation. Sur ce dossier, il faut qu’on reste maître à bord   ». «  Si j’ai été candidat au conseil d’administration en juillet dernier c’est aussi grâce à Alain Soutiran, qui au moment de passer le relais, de prendre sa «  retraite  » d’administrateur, a su me transmettre le virus, et me donner l’envie de me présenter. Le côté pédagogique et formateur de l’aventure m’a également attiré  ». Pas étonnant dès lors de retrouver Charles-Henri dans les commissions interprofession et structures en charge, entre autres, du foncier ou de l’aire géographique. Titulaire d’un DNO, il pourrait également s’investir dans la commission technique. Un emploi du temps qui s’annonce déjà dense pour un nouvel administrateur motivé  !

Rémy Gratiot  : « Préserver l’image  »

Père de deux petites filles, Rémy Gratiot est devenu, à 33 ans, administrateur de la Vallée de la Marne Ouest. Installé à Charly-sur-Marne, il exploite en société familiale.
Après huit ans de Groupe des Jeunes, la fibre syndicale est bien ancrée chez Rémy  : «  j’ai eu envie de continuer parce c’est là qu’on prend les décisions, et j’ai envie d’œuvrer pour la Champagne   ». Ses motivations tiennent en deux mots clés  : vignerons et appellation. «   On a la chance d’avoir un vignoble qui équilibre assez bien les revenus. Il vit bien, contrairement à d’autres régions où des vignerons n’arrivent pas à vivre de leur travail. Il faut tout faire pour préserver cette richesse collective  ».
Rémy participera aux travaux de la commission technique et de la commission interprofession. «  On doit faire évoluer la Champagne dans le respect de l’environnement. A ce niveau, on doit pouvoir faire mieux, et notamment respecter le voisinage. C’est essentiel pour notre image. La délimitation est un autre dossier essentiel pour l’avenir de l’appellation. A ce sujet il faut faire confiance aux experts et nous assurer qu’on garde nos droits de plantation, sinon on ne sait pas où on va. Quelqu’un m’a dit récemment que le mot «  champagne  » figurait parmi les dix mots les plus connus au monde. On n’a pas besoin de construire l’image de la Champagne, elle est déjà faite. Mais c’est à nous de la préserver   ».

Antoine Chiquet  : « Ne pas céder la main  »

A 50 ans, père de quatre enfants, deux filles et deux garçons, Antoine Chiquet est propriétaire récoltant à Dizy. En société anonyme avec son plus jeune frère Nicolas, ils exploitent une surface de 23 hectares.
Les grands débats qui s’ouvrent en Champagne ont décidé Antoine Chiquet à devenir administrateur du SGV. «  Le plus important d’entre eux, la révision de l’aire d’appellation, sera un tournant crucial. Tout peut bien se passer mais il faudra être vigilant   ».
Les questions économiques, en particulier les négociations entre vignoble et négoce au moment des décisions de vendange motivent également Antoine. «  Face à une pression du négoce de plus en plus forte sur le vignoble, je ne veux pas que l’on cède la main  ».
Et, comme il le précise lui-même, «  à 50 ans, mon exploitation étant aujourd’hui bien assise, j’en profite pour consacrer un peu plus de temps à la Champagne  ». Ses affinités en termes de dossiers syndicaux l’ont donc amené à s’inscrire dans la commission technique du SGV et la participation aux travaux de la commission communication vient compléter cette panoplie d’activités syndicales. Antoine conclut avec un compliment à l’intention des services  : «   c’est aussi un plaisir d’intégrer le SGV parce qu’il y a une très bonne équipe administrative pour nous accompagner dans nos missions   ».

Emmanuel Mannoury  : « Construire en équipe   »

Emmanuel Mannoury, 43 ans, vit maritalement et a un enfant. Il est président de la coopérative de Neuville-Buxeuil depuis 2005 et président de la section locale de Courteron depuis 2003. Il exploite également 8 hectares de vignes avec sa sœur, ainsi que 120 hectares de terres agricoles.
Lorsque l’on évoque un nouvel administrateur du Syndicat, la question est de savoir pourquoi il a choisi de se lancer. Dans le cas d’Emmanuel Mannoury, il s’agirait presque de se demander pourquoi avoir attendu si longtemps, alors qu’il exerce déjà les fonctions de président de coopérative et de président de section locale. «  L’idée de me porter candidat me trottait dans la tête depuis quelques temps. Lorsque Béatrice Richard a annoncé son intention de ne pas renouveler son mandat, j’ai décidé de franchir le pas. J’ai toujours été guidé par l’envie de construire en équipe. Je ne crois pas qu’il y ait quelque chose de plus enrichissant que d’appartenir à un groupe et de mener des projets à terme   ».
Nouvel administrateur, il souhaite s’engager tout particulièrement au sein des commissions affaires intérieures, interprofession et structures. Un rôle qu’il entend remplir au mieux. «  L’administrateur est aussi l’animateur de sa région et de ses sections locales. Avec Joël Falmet, le vice-président, et les six autres administrateurs de la Côte des Bar et Montgueux, nous avons le souci d’impliquer les vignerons de terrain  : c’est par la mobilisation de tous que nous préserverons l’unité et la force syndicale qui existent depuis plus de 100 ans  ».

Damien Devitry  : « Agir dans l’intérêt général  »

A 33 ans, marié et père de trois enfants, Damien Devitry est président du conseil d’administration de la coopérative d’Urville. Installé en 1998, il exploite aujourd’hui 9,8 hectares.
Déjà président de coopérative, Damien Devitry possède une vision acérée des problématiques du vignoble. «  Je connais bien le vignoble et le Syndicat. Mais vu de l’intérieur, j’ai été impressionné par l’outil qui est à la disposition de tous les vignerons. J’aimerais que les vignerons connaissent encore mieux leur Syndicat et se l’approprient   ». Celui qui déclare avoir «  toujours été sensible à l’action syndicale, et convaincu de son utilité   », a donc franchi le pas pour devenir administrateur. Inscrit dans les commissions syndicales structure et technique, il se dit là «  pour travailler et agir dans l’intérêt général des vignerons, quel que soit son profil   ». Damien Devitry n’a jamais été président de section locale, ni membre du Groupe des Jeunes. Il dit ne pas avoir effectué le parcours «  traditionnel  » de l’élu. Mais il a eu envie de franchir le pas. Car, comme il le dit, «  nous avons la chance d’avoir un syndicat unique, représentatif et défenseur des vignerons. L’administrateur est l’ambassadeur du Syndicat  : il est le relais de l’expression des vignerons   ».

Membre de droit

Sophie Cossy  : « Une courroie de transmission »

Vice-présidente du Groupe des Jeunes aux côtés de Cédric Moussé, Sophie Cossy est membre de droit au conseil d’administration du SGV. A 27 ans, installée en EARL à Jouy-lès-Reims, elle est aussi présidente de la section locale de Jouy et Pargny.
La priorité de Sophie, en tant que membre du Groupe des Jeunes, est évidemment de porter les idées du GDJ au sein du conseil d’administration «  aîné  », comme l’appellent traditionnellement les jeunes. «  Notre rôle d’administrateur, c’est aussi d’être le relais, la courroie de transmission de l’information entre le vignoble et le Syndicat   », précise-t-elle. Parmi les dossiers qui lui tiennent à cœur, se distinguent en particulier l’installation des jeunes viticulteurs mais surtout la capacité professionnelle  : «  avant même d’entrer au groupe des jeunes, le sujet m’intéressait. Il me paraît normal que les vignerons connaissent un minimum d’éléments sur leur métier. C’est un beau métier qui nécessite des connaissances pour bien l’exercer.   »
La protection de l’AOC et le maintien des équilibres figurent en tête des missions syndicales selon Sophie. «  A nous de tout faire pour que notre appellation garde l’image qu’elle a aujourd’hui. Nous devrons rester efficaces et pertinents face au négoce d’autant plus qu’aujourd’hui le dialogue est difficile avec des gens qui ne sont plus du tout vignerons mais qui fonctionnent selon une logique de rentabilité toujours croissante.   »

Vincent Dionisio

En images


  • Antoine Chiquet


  • Charles-Henri Hubert


  • Damien Devitry


  • Emmanuel Mannoury


  • Maxime Toubart


  • Rémi Gratiot


  • Sara Alliot


  • Sophie Cossy


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