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Le dernier numéro

Article publié le 25 juillet 2013

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La commission technique du SGV au vignoble expérimental de Plumecoq

Les membres de la commission « Technique et Environnement   » du SGV se sont rendus à Plumecoq, vignoble expérimental piloté par les services techniques de l’interprofession. Sébastien Debuisson, Marie-Pierre Vacavant et Laurent Panigai du CIVC ont présenté l’étendue des imprécisions qui règnent en matière de pulvérisation.

« Depuis une vingtaine d’années, l’accent a été mis sur les observations parcellaires pour adapter les traitements aux risques réels, l’heure est venue d’orienter le conseil sur l’optimisation des applications », a souligné Laurent Panigai, responsable viticulture au CIVC.
Apporter la bouillie de traitement sur la cible a toujours été au cœur du conseil. Les nombreux tests réalisés avec les papiers hydro sensibles ont d’ailleurs amené leur lot de progrès dès la fin des années 1990.
Depuis, le niveau d’efficacité recherché est monté d’un cran : avant de parler de réduction de doses, mieux vaut s’assurer que le produit actif arrive en quantité suffisante sur la cible. Le CIVC a donc utilisé une méthode mise au point par l’Institut français de la vigne et de vin (IFV) pour tester une vingtaine de matériels. Les résultats sont éloquents : la quantité de produit mesurée (feuille/grappe) varie de 1 à 10.
Les sources de variation sont nombreuses : imprécision du dosage lors de la préparation de la bouillie (écart allant jusqu’à 30 % selon les outils de dosage) ; système de jaugeage de la cuve (avec un tube de jaugeage, le volume de la cuve n’est souvent connu qu’à 40 ou 60 litres près) ; hétérogénéité de la bouillie dans la cuve ; hauteur et orientation des jets ; débit d’air variable.
L’état de la vigne influence aussi la quantité déposée. Les essais ont montré que dans une vigne très touffue, les grappes pouvaient recevoir jusqu’à 50 % de produit en moins.

Identifier ses marges de progrès

Agrégées, toutes ces imprécisions donnent, au final, une quantité de produit déposée souvent bien inférieure à celle supposée être efficace.
Foncer tête baissée vers une réduction de dose pour satisfaire aux exigences du Grenelle de l’environnement, ou investir précipitamment dans un nouveau matériel de pulvérisation est souvent illusoire et risqué. Le travail mené par le CIVC, invite le viticulteur à prendre du recul sur l’ensemble de ses pratiques. Identifier ses propres marges de manœuvre est une priorité avant de se fixer un plan de progrès personnalisé.

Nathalie Pinon-Guérin

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