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Le dernier numéro

Article publié le 13 novembre 2008

Parution du mois

La Commission des Viticultrices en assemblée générale

Cet été, la Commission des Viticultrices de la Champagne a organisé sa traditionnelle assemblée autour du thème de la communication. Le thème a particulièrement captivé les professionnels.

« Champagne et loi Evin : Communiquer est-il encore possible ? Telle est la question que les viticultrices champenoises avaient choisi de poser et de se poser cette année. Ces derniers mois nous ont permis de constater qu’on pouvait s’inquiéter explique la présidente, Sophie Signolle, en revenant sur les récentes et successives décisions de justice. Tout le monde le reconnaît : il est parfois compliqué de différencier ce qui est autorisé de ce qui ne l’est pas.

Pour tenter de répondre à la question, cinq intervenants se sont donc succédés au pupitre. Étienne Benedetti, responsable du service juridique et fiscal du SGV, a d’abord présenté et illustré la loi et sa jurisprudence. Sandra Cizeron, responsable promotion et communication Les Champagnes de Vignerons, a ensuite repris la campagne 2008 de la bannière pour offrir un éclairage concret sur les impératifs liés à la loi. Puis, Marie Mascré, directrice associée de l’agence de communication Sowine, a abordé la problématique de l’Internet. Barthélémy, ancien président de l’Association de la presse du vin, a enchaîné avec la question cruciale de la liberté d’expression. Enfin, Marie-Christine Tarby, présidente de Vin & Société, a présenté la démarche entreprise par l’association pour obtenir une clarification de la réglementation (voir fichier joint pour plus de détails sur les différentes interventions).

Les intervenants ont unaniment souligné un contexte anxiogène qu’il est aujourd’hui indispensable de faire changer. Mais ils n’ont pas simplement souligné les faiblesses de la réglementation française, ils ont également proposé : pourquoi ne pas éduquer au plaisir d’une consommation modérée, plutôt que de faire de l’alcool le symbole d’un interdit à transgresser ? Et malgré leurs divergences parfois, ils se sont retrouvés sur cette idée. Idée sur laquelle est revenue Sophie Signolle en conclusion, s’inspirant du modèle québécois : l’objectif est d’éduquer afin d’intégrer de manière responsable l’alcool à la qualité de vie et au plaisir, le plaisir étant bien entendu lié à la modération, à la qualité et non à la quantité.

La salle n’est pas restée sans réagir. Certains étaient venus pour trouver des réponses aux questions pratiques qu’ils se posent dans le cadre de leur activité. D’autres n’ont pas hésité à exprimer leur surprise, voire leur indignation.

Bilan très positif pour cette assemblée avec des interventions de qualité, un public intéressé et réactif qui a ainsi eu la possibilité de redécouvrir l’engagement de la commission.

La Commission des viticultrices de la Champagne

La commission féminine fut créée en 1983 par Marc Brugnon, suite à la requête de plusieurs viticultrices : Nous nous sentions exclues du monde champenois en général et nous voulions participer aux travaux du Syndicat, apporter nos idées témoignent deux pionnière, Martine Ruelle et Edith Brognon. Ces femmes aspiraient à ce que leur travail soit reconnu, au même titre que celui de leurs époux, vignerons. Leur premier combat fut donc de revendiquer un statut social pour le conjoint du chef d’exploitation.
Depuis 2003, Sophie Signolle préside cette commission qui, aujourd’hui, s’attache à proposer des solutions, notamment sur les questions d’image et de communication. L’image du champagne est une pierre fondamentale de notre réussite que nous nous devons de constamment préserver et valoriser, explique la présidente.

Que s’est-il passé depuis le 9 juillet  ?

Depuis plusieurs mois, Vin & Société s’est mobilisé, au nom de l’ensemble de la filière vitivinicole, pour porter auprès de nos représentants politiques (gouvernementaux, régionaux, etc.) le dossier relatif à la définition de la publicité et à l’accès du vin à Internet. La priorité a été donnée au dialogue et à la concertation, afin de concilier au mieux les souhaits de la filière et les impératifs de santé publique.
Si le gouvernement prévoit enfin d’autoriser l’expression du vin sur Internet, la question de la publicité reste entière. Et les attaques contre la viticulture tendent à se multiplier (interdiction de vente dans les stations-service, interdiction des dégustations, augmentation de la fiscalité, etc.). L’heure est donc à la mobilisation. Il s’agit de montrer que la filière sait se défendre et réagir. Pour une clarification de la publicité et contre la multiplication des interdits, une journée d’action nationale a eu lieu le 30 octobre dernier. Pour que l’on puisse encore communiquer autour du vin « boisson de culture », comme le disent certains, des viticulteurs se sont mobilisés pour dénoncer l’absurdité de la situation actuelle.

Typhen Ferry

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