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Actualité

Article publié le 13 décembre 2007

La Champagne dit Non à la libéralisation des droits de plantation

C’est en présence de journalistes de la presse internationale que Patrick Le Brun, président du Syndicat des vignerons, et Ghislain de Montgolfier, président de l’Union des maisons de Champagne, ont rappelé conjointement leur opposition à tout projet de libéralisation des droits de plantation, à Epernay, vendredi 7 décembre dernier. Les plantations, leur gestion, c’est l’enjeu majeur de la réforme de l’OCM vins partagé par les co-présidents de l’interprofession.

Après une présentation assurée par le directeur de la Confédération nationale des AOC devant des représentants de la presse européenne et outre Atlantique, les deux présidents Le Brun et de Montgolfier se sont exprimés de façon unanime pour dire « non » à ce projet qui risque de mettre à mal les AOC en général, et la Champagne en particulier. « La Champagne a su maîtriser ses plantations et gérer les droits de plantation alors même que les ventes progressaient » a rappelé Patrick Le Brun. « Je n’ose pas imaginer ce qui arriverait si la libéralisation des droits de plantation intervenait simultanément à l’entrée de x milliers d’hectares dans l’aire géographique ! Imaginez que 5, 10 ou 15 000 ha soient plantés, quand on sait que 1 000 ha représentent 10 millions de bouteilles ! Le déséquilibre généré serait dangereux pour l’avenir de la Champagne ». C’est pourquoi, la CNAOC, par la voix de son directeur exprime son souhait de repousser à 2012 le réexamen de cette proposition
Autre danger induit par la libéralisation annoncée des vins de table : « on risque de voir se développer des imitations de notre vin de Champagne, plantés à proximité de l’AOC Champagne, avec référence géographique de l’origine… Il faut s’imaginer qu’un vin de table pétillant pourra être produit près d’un village champenois en indiquant sa référence, il profiterait de la notoriété de l’appellation sans en porter les contraintes. Il y a là un formidable paradoxe de la part de la Commission européenne ! ».

Pas d’appellation sans gestion des droits de plantation

« Qualité et quantité, c’est sur cet équilibre et sur la possibilité de réguler que la Champagne s’est développée et plutôt bien » rappelait Ghislain de Montgolfier. Libéraliser les droits de plantation c’est empêcher la mise en oeuvre de cette régulation. « Si cette réforme passe c’est la valeur économique qui s’effondre, et après tout si on ébranle l’appellation, on peut tout à fait imaginer que certains préféreront les marques à l’appellation, indiquait le président du Négoce avant d’ajouter : Notre opposition n’est pas guidée par un quelconque immobilisme, mais véritablement parce que nous avons conscience qu’il s’agit là d’un risque réel pour l’économie champenoise toute entière ».
Aujourd’hui, les députés européens sont plutôt opposés aux propositions de la Commission européenne. Mais cela suffira-t-il à inverser la tendance ? Réponse avant Noël à l’issue du prochain conseil des ministres européens.


Informations compl�mentaires :

Pour une information complète vous pouvez télécharger le dossier complet sur les tenants de cette réforme et les positions défendues par les AOC en cliquant ici http://www.lachampagneviticole.fr/I…


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