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Le dernier numéro

Article publié le 14 décembre 2007

Parution du mois

L’organisation des transactions entre le vignoble et le négoce

Après la vendange 2008, les accords interprofessionnels qui encadrent le marché des raisins et des vins entre vignoble et négoce arriveront à terme. Représentants des vignerons et des négociants vont donc devoir se mettre autour d’une table de négociation. Ensemble, ils vont avoir à décider de la façon dont ils veulent organiser leur marché interne dans les prochaines années.

Cette échéance se situe dans un contexte commercial extrêmement dynamique, alors que la Champagne approche des limites de son potentiel de production. Une nouvelle fois dans leur histoire, les Champenois vont « plancher » ensemble sur la gestion de leur économie et sur l’organisation des relations entre l’amont et l’aval. À cette occasion, La Champagne Viticole a décidé de publier une série d’articles sur les enjeux et problématiques économiques. Pour commencer : rappel sur l’histoire d’une filière qui s’est investie depuis 100 ans collectivement dans la gestion de son économie.

Un exercice difficile mais surmonté depuis le début du 20e siècle

Le vendeur et l’acheteur d’une marchandise ont a priori des intérêts opposés. Pour le premier, l’enjeu est de vendre sa marchandise dans les conditions les plus avantageuses pour lui, notamment au prix le plus élevé possible. Pour l’autre, le but est d’acheter celle-ci au prix le plus bas et d’en disposer à sa convenance, selon ses besoins du moment. Acheteurs et vendeurs sont par nature rivaux… à moins qu’un intérêt commun ne les amène à entrer dans une logique de partenariat.

En Champagne, acheteurs et vendeurs de raisins ont compris, au fil du 20e siècle, qu’ils avaient plus intérêt à surmonter leur logique individuelle pour travailler ensemble à la régulation de leur marché qu’à s’opposer dans une logique de perdant/gagnant. Un exercice difficile car il faut savoir surmonter la logique du court terme, mais qui a démontré jusqu’ici son efficacité.

La co-gestion de l’appellation par le négoce et le vignoble s’est construite peu à peu dans un contexte difficile. Historiquement, l’offre de raisins n’est pas régulière en Champagne à cause des aléas climatiques. Jusqu’à la fin des années 1980, les petites récoltes sont fréquentes. Elles sont plus rares aujourd’hui, mais la nature sait encore rappeler qu’elle peut réduire un potentiel de récolte de moitié du jour au lendemain. Si la météo est capricieuse, les marchés le sont aussi. Parfois ils s’envolent, parfois ils sont en récession. Lorsque la conjoncture commerciale et la conjoncture de production ne convergent pas, il s’ensuit des crises de pénurie ou de surproduction. À court terme, la surproduction est favorable à l’acheteur qui peut faire baisser les prix d’achat. La pénurie, quant à elle, bénéficie au vendeur qui, profitant d’une offre inférieure à la demande, va pouvoir faire monter les enchères. Mais, dans le cadre d’une vision à moyen et long terme, l’alternance de pénuries et de surproduction ne bénéficie finalement à personne  : celui qui gagne un jour perdra le lendemain.

Par ailleurs, toute entreprise à intérêt à assurer la régularité de ses revenus, de ses charges, et de ses approvisionnements. Les effets de ciseaux sont généralement douloureux.
Catherine Chamourin

Catherine Chamourin

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