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Actualité

Article publié le 25 février 2008

L’interdiction qui fait encore réagir la filière

Représentant l’ensemble de la filière vitivinicole, l’association Vin & Société tient à réagir à l’annonce gouvernementale d’interdiction de la vente d’alcool dans les stations-service. Engagée auprès de la Sécurité Routière à travers l’opération « Soufflez, vous saurez », l’association dénonce un projet sans fondement, qui nie l’utilité de ces commerces de proximité et de tourisme, et qui ouvre la porte à de réelles dérives.

Les mesures favorisant la responsabilisation du conducteur et la sensibilisation de la société au respect de la sécurité routière ont le plein soutien de la filière vin. Les professionnels se sont d’ailleurs engagés dans un partenariat actif avec la Sécurité routière pour inciter les conducteurs à respecter la limite du 0,5 g et banaliser chez eux le geste de l’autocontrôle, en proposant des éthylotests. En revanche, Vin & Société s’étonne de l’amalgame entre des mesures réelles, proposées par le Gouvernement pour lutter contre l’insécurité routière, et des mesures alibis, qui n’ont aucune justification et qui portent atteinte sans discernement à une activité économique légitime.

Une réalité sociale et touristique

À cet égard, la filière rappelle quelques vérités majeures…
D’une part, la vente d’alcool dans les stations services est déjà interdite entre 22h et 6h. Il importe donc de veiller à faire respecter cette mesure, avant d’en élargir sans limite l’application.
D’autre part, les stations-service constituent, dans les zones rurales notamment, de véritables épiceries de quartier. À ce titre, il est légitime de les reconnaître comme des commerces à part entière.
Enfin, dans beaucoup de régions touristiques, les stations-service sont dotées de rayonnages dédiés à la promotion de produits régionaux desquels il serait absurde, de bannir le vin.

Une dérive sans fondement et sans limite

Par ailleurs, ce projet ne repose sur aucune étude sociologique ou sanitaire. Elle n’est fondée sur aucune statistique. Et s’il faut désormais considérer que l’achat d’alcool doit être interdit dès lors qu’il concerne un automobiliste, ne va-t-on pas, demain, interdire à celui qui va, en voiture, acheter une bouteille de vin chez son caviste ou au supermarché de le faire ?
« Il y a une exigence de progrès en matière de Sécurité Routière à laquelle nous tenons à prendre toute notre part, insiste Marie-Christine Tarby, Présidente de Vin & Société. C’est dans cet esprit que nous faisons, avec toute la filière, la promotion de l’autocontrôle et du respect du 0,5 g. Pour autant, ce projet est symptomatique d’une dérive prohibitionniste, qui ne permettra de résoudre en aucun cas le problème des populations ou des comportements à risque, et qui privera un ensemble de consommateurs modérés et de touristes, respectueux des règles de bonne conduite, de points de vente comme les autres. »



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