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17 août 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Jean-François Perrot-Minnot, président des œnologues champenois
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Portrait

Article publié le 18 mai 2011

Jean-François Perrot-Minnot, président des œnologues champenois

A quelques jours du congrès national qui se tiendra en Champagne, Jean-François Perrot-Minnot revient sur le rôle joué par l’Union des Œnologues en Champagne et sur le partenariat existant avec l’association Vin & Société.

On imagine que votre première année de présidence a été essentiellement marquée par la préparation du congrès de l’Union des Œnologues de France. Il a lieu fin mai en Champagne et portera sur le thème de l’effervescence.

L’organisation de cette 51e édition du congrès des œnologues de France a effectivement pour thème « Des Bulles en Champagne ». Sa préparation réunie depuis plus d’un an une trentaine d’œnologues de la région qui ont reçu l’appui de nombreux acteurs de la profession champenoise : des vignerons, des coopératives, des maisons de Champagne, mais également des fournisseurs et collectivités locales, comme la Ville d’Epernay et la région Champagne Ardenne. Du 26 au 28 mai prochain, plus de 300 œnologues, dont la plupart sont des décideurs de la filière vitivinicole française, seront réunis pour échanger dans un cadre syndical sur leur profession et pour écouter un message technique d’exception sur la modernité et la tradition qui s’expriment ô combien, dans l’étude de la bulle de champagne.

Au-delà de l’organisation de ce congrès, comment concevez-vous le rôle de l’Union des Œnologues en Champagne ?

Envers ses membres, notre union poursuit plusieurs missions. D’abord, elle a je dirais naturellement une mission syndicale de défense du titre d’œnologue et de solidarité. Sa mission d’accompagnement du laboratoire d’œnologie de l’Université des sciences de Reims qui forme nos futurs collègues est une particularité champenoise. En effet, nous avons toujours fait en sorte que nos deux entités travaillent ensemble. Enfin, l’union possède également une mission technique d’information, de formation et de veille technologique dans les domaines de l’élaboration des vins et de la dégustation. Par ailleurs, nous sommes très ouverts sur notre environnement et il nous arrive régulièrement de répondre aux sollicitations des acteurs de l’interprofession champenoise, ainsi que du grand public. Aujourd’hui, le bureau mais aussi les commissions largement dotées en membres actifs et créatifs, réunissent suffisamment de forces vives, pour que nous puissions faire face à toutes les demandes d’intervention au service de la Champagne et des vins de Champagne. A titre d’exemple, si nous siégeons depuis peu au Conseil d’Administration de l’AIDAC, nous sommes également partenaires du VITeff et présents au sein de la commission technique du CIVC. Nous avons aussi développé une collaboration concrète avec Les Champagnes de Vignerons ainsi qu’avec le Concours Général Agricole. Enfin, et pour en terminer sur nos missions, du côté de la formation des futurs œnologues, nous accompagnons les étudiants dans la recherche de stages, et organisons la remise de leur diplôme, comme nous participons aux entretiens de motivation d’entrée en première année.

Pouvez-nous nous rappeler quel partenariat l’Union des Œnologues de France a-t-elle engagé avec Vin et Société ?

Le partenariat engagé avec Vin et Société s’est concentré autour de l’édition d’un mémento Vin et Santé, paru en décembre dernier. Ce document, rédigé à partir de l’analyse de 300 articles scientifiques publiés récemment sur le thème, présente les effets bénéfiques d’une consommation modérée et responsable de vin et rappelle les risques d’une consommation excessive. L’implication de l’Union des Œnologues de France dans ce projet a une raison essentielle : ce mémento est un support d’information et de formation destiné aux professionnels, donc à nos confrères œnologues, qui ont aussi pour mission de promouvoir « les bonnes pratiques » de consommation du vin. Ce sont ces « bonnes pratiques » -qui pourraient également être exprimées ainsi : « On ne boit pas pour oublier, on déguste pour s’en souvenir »-, qu’il nous a paru important de présenter aux professionnels sous un angle plus scientifique et plus rationnel, même si les connaissances scientifiques et médicales évoluent sans cesse et que des mises à jour de ce mémento seront donc nécessaires.



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