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Actualité

Article publié le 22 juin 2010

Goyard veut réduire son empreinte carbone

En mettant sur pied en novembre dernier une chaudière biomasse, la distillerie Goyard s’inscrit un peu plus au sein des problématiques actuelles de développement durable.

En avril dernier a été inaugurée, à la distillerie Goyard, une nouvelle chaudière polycombustible en biomasse, solution de chauffage écologique et économique fournissant de l’énergie par la combustion de matière renouvelable d’origine animale ou végétale. Dotée d’une puissance de 8 000 kWh, cette chaudière biomasse, venant remplacer une des trois chaudières au gaz déjà présentes, permet la fabrication de la vapeur d’eau nécessaire au processus de distillation, soit environ 12 tonnes de vapeur par heure. En présence des élus de la région et des acteurs de la filière champagne, une visite guidée des installations a permis de découvrir cette infrastructure. Elle devrait permettre à la distillerie de réduire sa consommation de gaz de 80 à 90 % et de baisser ses émissions de CO2 (une baisse de 13 % de l’empreinte carbone de la distillerie équivaut à une réduction d’environ 3 500 tonnes équivalent CO2). Par an, la distillerie Goyard consomme environ 25 GWh. Comme le précise Georges Blanck, le directeur de la distillerie, le but « est de s’affranchir à terme de nos consommations d’énergies fossiles qui étaient jusque-là la seule source d’énergie ». En sus, cette nouvelle chaudière valorise les co-produits, à savoir les pulpes de marcs de pressoirs déshydratés, les bois, charpentes et autres souches du vignoble champenois, qui permettent le bon fonctionnement de la chaudière. « En agissant de la sorte, nous valorisons notre propre matière puisque nous produisons de la biomasse », déclare Georges Blanck. Grâce à l’obtention de subventions régionales et européennes (Fonds européen de développement régional ou FEDER) à hauteur de 575 000 euros, l’investissement, qui s’élève à 2 millions d’euros, devrait être rentabilisé sous 5 à 10 ans.

• Outre les spiritueux, de type ratafia ou brandies, et les alcools industriels, Goyard fabrique et extrait des produits complexes. Des huiles essentielles sont obtenues par hydro-distillation. Des polyphénols, issus de pépins de raisins déshydratés, sont destinés à la production de produits cosmétiques. Les pépins sont aussi utilisés dans la fabrication d’huiles alimentaires. Les pulpes de raisins déshydratées sont expédiées vers l’alimentation animale sous forme de farines.

Le CIVC en rôle d’initiateur

En 2008, le CIVC lance une étude pilote sur la qualité de combustion de la biomasse ligneuse issue des vignes ainsi que sur la manière de mobiliser par la suite cette biomasse. Cette étude montrant le potentiel certain de ces déchets, le CIVC décide alors de communiquer auprès de la profession sur l’opportunité que peut représenter cette valorisation à court terme. Aujourd’hui, le CIVC se veut être un relais auprès des professionnels, d’une part pour communiquer sur les différentes actions, et d’autre part pour les engager à apporter leur bois sur les plateformes de dépôts mises en place par la distillerie Goyard dans le vignoble.



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