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14 décembre 2017 accueil Accueil >  Portrait  > François Pierson : « Vignerons, n’arrêtez pas de traiter les vignes du voisin ou du cousin malgré l’agrément, 2013 est encore une campagne de transition  »
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Portrait

Article publié le 15 mai 2013

François Pierson : « Vignerons, n’arrêtez pas de traiter les vignes du voisin ou du cousin malgré l’agrément, 2013 est encore une campagne de transition  »

A échéance d’octobre 2013, la réglementation impose un audit pour toute exploitation traitant les vignes d’autrui sans distinction de taille. Toutes nos nombreuses et laborieuses négociations pour un seuil d’activité ont été balayées et notre seule porte de sortie passe par une réorganisation de notre système de service entre viticulteurs.

Un rapide calcul montre qu’en dessous de 50 ares, voire même 1  ha de prestation, les coûts générés par la nouvelle réglementation rendent l’opération plus coûteuse que rentable. Pourtant dans la réalité, «   dépanner   » un voisin pour moins de 50 ares est monnaie courante ! C’est pourquoi, le SGV a fermement défendu l’introduction d’un seuil (simplification pour les exploitations viticoles qui réalisent des traitements pour tiers sur moins de 2  ha). Malgré des discussions régionales favorables à une adaptation, la demande du Syndicat n’a pas abouti au niveau national. Notre sollicitation est isolée car notre système de service entre exploitants s’avère moins fréquent que dans d’autres régions. De toute façon, l’État ne souhaite pas revenir sur une loi validée, et refuse de prendre en compte les particularités locales. Il faudrait toutefois que cela change et que l’État s’appuie sur le savoir des professionnels locaux et non pas exclusivement sur des idéologies de ministère.
Il faut donc nous adapter. Sinon, nous courrons le risque de voir des parcelles non traitées, faute de prestataires en nombre suffisant, surtout avec la disparition de l’hélicoptère prévue pour 2014.

Trois formules sont envisageables. La première est l’entraide. C’est un système qui correspond bien au service de proximité mais ne peut être utilisé que lorsque l’exploitant qui délègue la réalisation des traitements peut rendre un service d’une valeur équivalente ou proche.
Le recours à une Cuma est aussi un dispositif qui colle à la réalité. Historiquement, l’usage champenois ne s’est pas tourné vers la Cuma mais cela pourrait évoluer.
Enfin, pour toutes les exploitations qui réalisent beaucoup de prestation, l’agrément est incontournable.
À l’échelle de la Champagne, nous avons besoin d’un peu de temps. Le SGV a défendu cette position auprès des administrations locales pour que les contrôles, si contrôles il y a, restent pédagogiques et informatifs tant que l’échéance d’octobre  2013 n’est pas révolue. Nous avons milité pour que la campagne 2013 soit une phase de transition et nous espérons avoir été entendus au moins sur ce point.

À chacun de faire ses choix et de se préparer pour l’échéance d’octobre, c’est-à-dire pour la campagne phyto de 2014. Les services du SGV proposent un accompagnement que ce soit pour la formalisation de l’entraide, la création de Cuma, ou celle de société dédiée à la prestation ou la préparation de l’audit.
Pour ceux qui choisissent d’entrer dans le système de prestation, la préparation à l’audit conditionne son succès (formation collective et/ou audit à blanc). Plusieurs organismes locaux fournissent un accompagnement  : le CRFPS, les chambres d’agriculture, la maison familiale de Gionges sont les principaux. Concernant l’audit officiel, le SGV a sollicité les différentes entreprises présentes sur le marché et habilitées par l’état. Les offres sont homogènes mais les tarifs plus fluctuants, une mise en concurrence est pertinente.


Informations compl�mentaires :

• Tous les détails pour chacune des solutions figureront dans une plaquette publiée au prochain numéro de la Champagne Viticole


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