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Portrait

Article publié le 9 octobre 2013

François Baroin : « Le champagne doit rester un vin d’exception »

En tant que ministre du Budget, puis de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, François Baroin a participé à des missions difficiles à un moment où la France traversait sa crise la plus grave depuis 1929. Invité d’honneur des Rencontres Espace Champagne, il reviendra sur l’exercice de l’État et partagera sa vision sur l’avenir des entreprises françaises et de la filière Champagne.

La Champagne Viticole : Quels sont les principaux leviers à mettre en place pour conquérir de nouveaux marchés à l’export, en matière de production et de transformation, notamment ?

François Baroin : L’économie française a des secteurs d’excellence dont il faut assurer la promotion à l’exportation. Cela passe par un niveau de compétitivité et par la fluidité des marchés à mettre en place. Les entreprises doivent savoir se doter d’outils encore plus efficaces à l’exportation et peuvent aussi compter sur l’ensemble des organismes qui, à travers la planète, assurent la promotion des nouveaux produits.

CV : Quels sont les atouts de la France pour conquérir ces marchés ? Et dans quels secteurs ?

FB : Notre savoir-faire, dans de nombreux domaines, représente un véritable atout valorisable à l’export ; je pense bien évidemment à l’industrie du luxe, à l’aéronautique ou encore à l’agroalimentaire, avec, en particulier, des vins d’exception…

CV  : Quelles sont les forces et les faiblesses du monde du champagne pour gagner de nouvelles parts de marché dans un environnement mondial (ndlr : celui du vin) de plus en plus concurrentiel ?

FB : Le Champagne doit savoir rester ce qu’il est  : un vin d’exception, consacré à la fête et au savoir-vivre. C’est un produit qui, en aucun cas, ne doit être banalisé. La qualité de ce produit et l’identité de la Champagne ne doivent souffrir d’aucun compromis.

CV  : Le consensus dans l’organisation de la filière Champagne est-il, à vos yeux, une force ?

FB  : C’est plus qu’une force, c’est un modèle… L’autodiscipline mise en place, avec des règles adoptées par tous dans son fonctionnement, demeure un modèle d’organisation économique remarquable. C’est cette organisation qui a fait et fera la réussite de cette filière.

CV : Quel doit être le rôle de la finance et des banques dans cette stratégie de conquête ? Sont-elles prêtes à accompagner le développement de l’économie française à l’export ? Avec quels outils ?

FB : Les banques ont des règles et doivent répondre à des ratios de sécurité exigeants, éléments essentiels à la pérennité de notre système financier. Cela n’exclut en rien la nécessité d’accompagner les investissements et le développement de notre économie à l’export. Les banques ont des règles prudentielles mais elles ne doivent pas être des règles de frilosité. Les mesures prises, dès 2008 au niveau national, ont permis de sécuriser les marchés ; nos grandes banques sont en capacité d’accompagner nos entreprises.

CV : Pensez-vous qu’il existe un espoir de sortie de crise ?

FB : Nous avons connu, en 2008, la plus forte dépression vécue depuis les années 1930. En quelques semaines, la production industrielle a chuté de plus de 40 % et ce tremblement de terre économique, dont l’origine est la faillite d’une banque outre-Atlantique, a encore de nombreuses répercussions cinq ans après. Les mesures qui s’imposaient ont été prises. Cette stratégie, mise en place par l’Union européenne et la France dès 2008, était la seule possible et permet, dans ce monde instable, du moins peut-on l’espérer, de dégager des perspectives meilleures dans un ensemble qui demeure fragile.

CV : Vous avez publié un livre, « Journal de crise », l’an dernier. Quels sont les thèmes que vous abordez dans cet ouvrage et quel est votre avis sur les voies utilisées par les gouvernements actuels dans cette période d’instabilité ?

FB : C’est un livre écrit comme un journal et qui rappelle, au jour le jour, la crise que j’ai connue en tant que témoin et en responsabilité, que ce soit en qualité de ministre du Budget ou aux Finances. Nous avons eu un défi comme jamais à surmonter ; il en allait de notre crédit, celui de la France et de l’Europe, au sein de l’économie mondiale.



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