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Le dernier numéro

Article publié le 11 juin 2014

Parution du mois

Expéditions : une tendance positive au premier trimestre

En mars, les ventes de champagne affichent une évolution positive. Depuis décembre, c’est le quatrième mois consécutif qui constate une progression des expéditions. Si personne ne peut affirmer que cette inversion de tendance se confirmera, c’est néanmoins la première fois depuis deux ans que la hausse est aussi «  durable ».

Sur le premier trimestre 2014, la Champagne a vendu 49,2 millions de bouteilles, soit 1,4 million de plus qu’en 2013  : une augmentation de 3 % en volume et de 5,8 % en chiffre d’affaires, ce qui n’est pas si mal ! Même si le premier trimestre n’est pas déterminant (il représente grosso modo 15 à 16 % des expéditions annuelles), il faut néanmoins savoir se réjouir des bonnes nouvelles lorsqu‘elles se présentent.
Le bilan est plus mitigé si l’on considère l’évolution par familles d’opérateurs. En effet, le premier trimestre n’est pas positif pour tout le monde. Sur les trois premiers mois, les ventes du négoce sont en hausse de 6,8 % tandis que celles des coopératives et des vignerons reculent respectivement de 4,1 % et 7,4 %. Et même s’il faut toujours relativiser les constats faits sur de courtes périodes, ces chiffres prolongent une tendance constante sur plusieurs années  :

  • en 2009, le vignoble détenait 35 % des parts de marché du champagne  ;
  • en mars 2014, il ne vend plus que 30,4 % des volumes.

Si la coopération a regagné les positions qu’elle avait perdues, cela ne suffit pas à compenser le repli commercial des récoltants.
Dans la continuité de 2013, le premier trimestre 2014 s’est montré porteur pour l’exportation  : + 7,3 % sur l’Union européenne et + 9,9 % vers les pays tiers malgré la forte valorisation de l’euro. Pour sa part, le marché national reste encore morose (- 2,2 %), à l’image du moral des Français. Globalement, le prix moyen établi par le CIVC se maintient par rapport au premier trimestre 2013.

CONTEXTE ÉCONOMIQUE

UNE SORTIE DE CRISE POUSSIVE

L’Insee a publié, en mars, ses prévisions pour le premier semestre 2014. Pour l’Institut, la sortie de crise se confirme mais… toujours lentement.

Dans les économies avancées, la reprise devrait s’affirmer, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni.
La zone euro devrait retrouver un peu d’élan avec une reprise de l’investissement et un léger rebond de la consommation, le pouvoir d’achat étant un peu moins freiné par le recul de l’emploi et les hausses d’impôts. L’Allemagne devrait accélérer sa croissance, tandis qu’elle resterait positive (mais mollassonne) en Italie et en Espagne.
Dans les pays émergents, en revanche, le ralentissement d’activité risque de se poursuivre et leurs importations de décélérer, à l’exception des États d’Europe centrale où la croissance est vigoureuse.
En France, la reprise se confirmera mais elle devrait rester modeste. Ainsi, mi-2014, le PIB pourrait affiWcher un acquis de croissance de + 0,7 % après une croissance annuelle de + 0,3 % en 2013 et de 0 % en 2012. C’est donc mieux que les années passées, mais pas mirobolant. La dynamique des économies avancées devrait permettre de soutenir un peu les exportations nationales. Le taux de chômage est annoncé stable, à 10,2 %, les créations d’emploi ne faisant qu’absorber la hausse de la population active. L’inertie des salaires devrait se poursuivre et, malgré un très léger redressement du pouvoir d’achat des ménages, la consommation est annoncée en berne.

Catherine Chamourin

En images


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