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Portrait

Article publié le 15 juin 2011

Eric Rodez et sa conversion à la viticulture bio

Eric Rodez, viticulteur à Ambonnay, s’est penché lors d’une opération "Vignes bio ouvertes, au fil des saisons" sur ce qui l’a poussé à se tourner vers la viticulture biologique.

« Depuis le début de ma formation, j’ai essayé d’appréhender les pratiques de différents vignobles français et européens. Revenu en 1982 sur l’exploitation familiale, j’avais l’ambition d’élaborer de « grands vins » mais, à mon grand désespoir, mon premier millésime de vigneron fut particulièrement médiocre (1984). Déstabilisé, je suis allé chercher conseils en Alsace. Cela m’a amené notamment à revoir mes pratiques d’entretien du sol. J’ai alors réalisé de nombreuses analyses de sol et ajusté mon programme de fertilisation. Petit à petit, j’ai également testé les différentes techniques d’enherbement, puis le désherbage mécanique. Aujourd’hui, les 6 ha de mon vignoble sont enherbés et désherbés mécaniquement sous le rang. Terminée la logique de confort, j’essaie toutefois de coupler les tâches en associant le passage des lames et des tondeuses avec le rognage. Au niveau de l’entretien du couvert, il faut impérativement freiner la pousse de l’herbe jusqu’à la fleur. Il m’arrive de passer des lames afin de « tondre les racines » mais, au-delà du 15 juillet, il n’y a plus rien à craindre. Au final, ma réflexion autour de la gestion du sol aura duré 10 ans. Par la suite, je me suis penché plus spécifiquement sur la protection de la vigne et, en 2009, regrettant en outre que l’engagement dans la viticulture durable ne soit pas reconnu et valorisé, j’ai fait le choix de me convertir en bio. Mon engagement dans la viticulture biologique est donc le fruit d’un long travail et d’une envie farouche de progresser vers une viticulture respectueuse de l’environnement. Le bio, il faut avant tout en avoir envie. Ensemble, trouvons un moyen de progresser ».



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