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23 juin 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Pierre Cheval, président de l’association Paysages du Champagne : « En 2015, nous serons classés au Patrimoine mondial de l’Unesco   »
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Portrait

Article publié le 1er mai 2013

Pierre Cheval, président de l’association Paysages du Champagne : « En 2015, nous serons classés au Patrimoine mondial de l’Unesco   »

Il y a huit ans, Pierre Cheval, président de l’association Paysages du Champagne, rêvait déjà de voir la Champagne classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Malgré l’annonce du refus de la candidature en janvier dernier, il ne perd pas espoir, au contraire. Les caves, coteaux et maisons de Champagne sont bien partis pour être classés en 2015.

Champagne Viticole : La candidature des caves, coteaux et maisons de Champagne au Patrimoine mondial de l’Unesco n’a pas été retenue. Quelle a été votre réaction ?

Pierre Cheval : Nous n’avons été ni surpris ni déçus. Nous savions parfaitement qu’il y avait quatre beaux dossiers et que seuls deux d’entre eux passeraient. En matière de candidature au Patrimoine mondial, il faut savoir prendre son tour.
Les deux autres dossiers, à savoir la grotte Chauvet et la chaîne des Puits d’Auvergne, étaient plus anciens que nous. Le Comité des biens français les avait déjà proposés l’année passée, mais l’Unesco ne les avait pas admis. Ces dossiers ont alors été retravaillés et de nouveau soumis, et nous savions que le Gouvernement suivrait l’avis du Comité.
Ni surpris ni déçus, comme je vous le disais, car toutes nos démarches se sont accompagnées d’un mouvement de reconnaissance de la qualité de notre travail, et les termes employés par les ministres de la Culture et de l’Environnement, jugeant notre dossier, furent élogieux. Ils ont félicité chaleureusement nos équipes pour leur capacité à avoir mobilisé la région. Nous sommes maintenant en pole position sur la ligne de départ. La prochaine sera la bonne ! Il ne faut rien lâcher et continuer à se mobiliser.
Nous avons passé, à titre d’exemple, une convention de partenariat avec la direction régionale de la SNCF. Cela va consister en la création d’une ligne de train spéciale, dédiée au patrimoine champenois, entre Reims et Epernay. La SNCF réfléchit notamment à l’aménagement de la gare de Reims. Il y a une vraie dynamique de la part de tous les acteurs, qu’ils soient ou non liés au champagne. Cela ne peut que renforcer notre position vis-à-vis de l’Unesco. Plus il y a d’acteurs engagés, plus ce classement réussira.

CV : Comment continuer à soutenir la candidature ?

PC : Cela commence par déposer son soutien en devenant ambassadeur. Ensuite, il faudrait que chaque viticulteur puisse être le porte-parole de la candidature en s’appuyant sur des outils conçus par l’association, comme les flyers et les bulletins de soutien.
Nous avons aussi vu fleurir des kakémonos, des affiches ici et là, au SGV, dans les maisons de Champagne, les mairies, les villes et villages…
Il faut que cela fasse tâche d’huile pour que, lors de la venue des experts, ils puissent se dire qu’il y a une vraie mobilisation dans la région.

CV : Qu’avez-vous projeté dans les mois à venir ? Quels événements sont au programme ?

PC : Comme les années passées, nous serons présents lors des journées du patrimoine, mais aussi lors de la foire de Châlons-en-Champagne en septembre, ou bien encore pendant les flâneries musicales de Reims fin juin. Deux autres événements ponctueront l’année. Pour relayer notre candidature sur le terrain, un bus à impériale traversera les communes viticoles. Cela se passera vraisemblablement dans le courant du mois de mai.
Après la vendange, nous inaugurerons la ligne de train «  Paysages du Champagne – SNCF  ».
Des initiatives sont aussi prises en marge, comme la sortie prochaine d’une collection de beaux livres sur la région dont le premier volet est consacré à la Côte des Blancs.
Toutes ces opérations servent à conforter l’image du champagne. Nous devons associer cette image et le territoire pour encore mieux mettre en valeur ce qui fait l’universalité exceptionnelle de notre produit, de son histoire, de ses hommes et femmes.
Nous allons aussi mettre en place prochainement un comité régional Unesco qui gérera le bien. Chaque bien classé doit en effet être accompagné par une structure administrative qui formalise le dossier. Elle sera composée de représentants de l’interprofession et plus largement, du monde viticole… C’est la dernière chose que nous avions à réaliser.

CV : Les climats de Bourgogne sont également en lice. Ne risque-t-il pas d’y avoir concurrence ?

PC : Ce ne sont pas nos concurrents. Nous ne sommes pas pas dans la même catégorie. «  Les climats de Bourgogne  » est un dossier dit culturel. La Champagne est, elle, un dossier mixte, à la fois naturel et culturel. Ce qui est un avantage pour nous car chaque État doit pouvoir présenter un dossier mixte.
Nous avons la certitude de passer. Il n’y a plus que deux dossiers «  en stock   » : la Bourgogne et nous. Et chaque année, seuls deux dossiers sont retenus. En janvier  2014, notre Gouvernement choisira de proposer les caves, coteaux et maisons de Champagne au Patrimoine mondial de l’Unesco. Dix jours après, le dossier sera porté au centre du Patrimoine mondial par l’ambassadeur, et tout recommencera à zéro. La mesure de classement définitive pourrait intervenir à l’été 2015.
Nous sommes très optimistes, je suis très optimiste, nous allons être classés !



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