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21 août 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Luc Gaidoz, co-président de la commission équipement du vignoble : « Equipons le vignoble collectivement  »
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Portrait

Article publié le 17 avril 2013

Luc Gaidoz, co-président de la commission équipement du vignoble : « Equipons le vignoble collectivement  »

La commission « équipement du vignoble » du CIVC permet de financer des travaux d’équipements pourvu qu’ils soient collectifs. Luc Gaidoz, administrateur du SGV pour le secteur Grande Montagne de Reims, revient sur le rôle de cette commission, qu’il co-préside avec François Lhotte de la maison Moët.

Champagne Viticole : Quel est le rôle de la commission « équipement du vignoble » ?

Luc Gaidoz : Cette commission a pour but de financer les travaux qui sont entrepris collectivement en faveur du vignoble. La notion de collectif est très importante dans l’attribution des fonds professionnels. Peu importe le porteur de projet, que ce soit une commune, une ASA, ou une CUMA… l’important est que le projet soit mené en concertation et qu’il solutionne un maximum de problèmes.

CV : Quels types de travaux sont financés par la commission ?

LG : Les grandes lignes de financement pour l’ensemble de la Champagne sont les travaux d’aménagement hydraulique, les aires collectives de lavage et certains aménagements paysagers comme la mise en place de haies. L’attribution se fait selon des critères précis : la surface communale AOC rentre en compte dans la somme totale qui sera versée. Pour l’hydraulique, la subvention peut monter jusqu’à 70 % du montant de l’étude préalable, 30 % pour l’aménagement des chemins et 20 % pour les travaux eux-mêmes. Pour vous donner un exemple de l’aide que peut apporter la commission, sur l’ASA de Mareuil-sur-Aÿ (cf. CV avril, article p.  19), 281 587 € ont été attribués pour la réalisation de ces travaux. Pour les aires collectives de lavage, nous offrons un financement de 50 % des frais pour un montant maximum de 170 000  €. Suite à une réunion avec tous les financeurs, nous avons un peu modifié notre manière d’attribuer les subventions pour ces aires. Le CIVC annonce maintenant, en premier, le montant de sa subvention au projet, les autres financeurs peuvent ensuite compléter pour atteindre les 85 % de financement auxquels ont droit les porteurs de projet. Concernant les aménagements paysagers, il y a beaucoup moins de demandes et nous les gérons donc au coup par coup. Dans la plupart des cas, ces aménagements se font en finition d’un projet hydraulique ou d’aires de lavage pour une meilleure intégration paysagère.

CV : Pour obtenir les financements, que doivent faire les porteurs de projet ?

LG : Dès la naissance du projet, il est préférable de contacter les services de la commission et les services techniques. Certes, nous finançons les projets mais ceux-ci doivent répondre à des normes techniques. Par exemple, nous ne finançons que les aires de lavages couvertes et les chemins goudronnés ou bétonnés de plus de trois mètres de large. Les services techniques du CIVC sont là pour conseiller et construire un projet en adéquation avec les attentes de la commission. Une fois le projet défini et détaillé, il est étudié en commission. Celle-ci se réunit entre deux et quatre fois par an. Les travaux peuvent commencer dès que les financements sont attribués. Une demande de financement se fait pour sept ans. Mais il nous est arrivé de faire des exceptions, notamment pour les dossiers de Chézy-sur-Marne, Courtemont-Varennes et Crouttes-sur-Marne où nous avons doublé l’enveloppe de départ et son délai d’utilisation pour permettre de mener à bien les travaux, car ils résolvent 85 % des problématiques d’hydraulique sur ce secteur. Le budget de la commission varie, en outre, en fonction des années.
Bon an mal an, la commission travaille avec un budget de 1 à 1,2  million d’euros. Et notre but n’est pas de garder cet argent, au contraire ! C’est donc le moment de réfléchir à vos projets.



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