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27 juin 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Jean-Pierre Dargent, président de l’Association Recherche Oenologie
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Portrait

Article publié le 26 juin 2012

Jean-Pierre Dargent, président de l’Association Recherche Oenologie

Conférence annuelle de l’Arocu : La qualité passe aussi par l’enseignement et la recherche

Chaque année, les assemblées générales de l’Association recherche œnologique champagne et université (Arocu) sont l’occasion pour les enseignants chercheurs du laboratoire d’œnologie de la faculté des sciences de Reims de mettre en lumière certains travaux.

Champagne Viticole : Visiblement, vos différents objectifs sont aujourd’hui atteints…

Jean-Pierre Dargent : A travers l’Arocu, nous soutenons financièrement l’enseignement et la recherche en œnologie et, d’une manière générale, toutes activités perpétuant la qualité et le prestige des vins de Champagne. Les fonds apportés par nos adhérents avoisinent les 35 000 euros cette année, et nous venons d’enregistrer une nouvelle adhésion avec l’arrivée du champagne Krug. Cet engagement des professionnels est apprécié à sa juste valeur par le monde universitaire. Comme d’autres acteurs du champagne, nous croyons que l’augmentation de valeur passera par le développement de nouveaux marchés à l’export, par le développement de cuvées haut de gamme, par une image irréprochable de toute une profession. Mais nous sommes également persuadés que cette valorisation passe nécessairement par une recherche optimale de la qualité. Il faut toujours tendre vers l’excellence. 

CV : Justement, dans votre rapport moral, vous avez salué la qualité du travail fourni par le laboratoire dirigé par le professeur Philippe Jeandet. Que retenez-vous principalement ?

J-P D : Que le bilan global est excellent. Lors de la dernière évaluation réalisée en 2011 par l’Aeres (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), l’équipe du laboratoire d’œnologie et chimie appliquée - une des trois équipes constituant l’Unité de recherche vignes et vins de Champagne -, a reçu la note A, la note maximale. De son côté, le master Sciences de la vigne et du vin, spécialité « Vins de Champagne » a été classé parmi les meilleures formations de master en France dans le domaine « Management de la gastronomie et du vin ».
L’Aeres a en outre évalué les deux spécialités « Viticulture et environnement » et « Vins de Champagne », et toutes deux ont reçu une évaluation A par le ministère.
Enfin, le Diplôme national d’œnologue (DNO) se porte également très bien. Il affiche un taux de réussite de plus de 95 %, en 2011. Au total, depuis dix ans, 220 œnologues ont été formés à Reims, soit en moyenne 22 étudiants par promotion. La faculté rémoise forme à peine 10 % des œnologues au niveau national. C’est une volonté de l’université : former moins mais toujours mieux !

DEUX PROJETS PHARES

L’Unité de recherche vignes et vins de Champagne porte actuellement deux projets importants, dont l’un a déjà été validé par l’Aeres, à savoir la Structure fédérative de recherche (SFR Condorcet) en agro-sciences, dirigée par le professeur Christophe Clément visant à regrouper et fédérer les équipes de recherche dans la région.
Le second porte sur la création d’un Institut universitaire de recherche et formation sur la vigne et le vin de Champagne. « Le but de cet institut est de fédérer toutes les activités d’enseignement et de recherche relatives à la vigne et au vin de Champagne, associant de ce fait les sciences de la vigne et du vin (biochimie du raisin, physico-chimie du vin, phytopathologie, microbiologie, physiologie végétale, pédologie …) et les secteurs d’activité vigne et vin qui sont du ressort du domaine des sciences de l’homme et de la société (histoire, droit public, économie, psychologie cognitive, marketing …) », déclare le professeur Philippe Jeandet, en précisant qu’il est prévu qu’un bâtiment soit construit pour accueillir cet institut.



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