La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

27 juin 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Pour Jean-Marc Charpentier, président du GDJ, il faut se poser la question de l’avenir
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Portrait

Article publié le 15 janvier 2014

Pour Jean-Marc Charpentier, président du GDJ, il faut se poser la question de l’avenir

En avril dernier, Jean-Marc Charpentier, viticulteur à Villers-sous-Châtillon, devenait président du Groupe des jeunes vignerons de la Champagne. Après huit mois de présidence, et à l’aube d’une nouvelle année, La Champagne Viticole l’a rencontré. L’occasion de parler d’avenir…

La Champagne Viticole : En avril dernier, vous avez été élu à la tête du Groupe des jeunes vignerons de Champagne. Un groupe qui avait été fortement renouvelé, avec l’intégration de 21 nouveaux administrateurs. Quel bilan dressez-vous de ces premiers mois de présidence ?

Jean-Marc Charpentier : Comme vous le soulignez, nous avons connu cette année un fort renouvellement de notre conseil d’administration : 21 nouveaux sur 70 membres. C’est bien entendu extrêmement enrichissant : de nouvelles rencontres, de nouvelles expériences, de nouveaux points de vue. C’est également un véritable défi. Notre premier objectif était donc simple et essentiel : créer de la cohésion, tant au sein du Bureau qui a également été renouvelé, qu’au sein du conseil d’administration. Et nous allons poursuivre ce travail dans les prochains mois, avec notamment l’organisation de notre voyage d’études annuel ou encore de notre assemblée générale. Ce sont des temps forts pour notre groupe. Ils nous permettent de mieux nous connaître, de débattre et de construire ensemble un projet.

CV  : Justement, puisque vous parlez de projet, quel regard porte le GDJ sur les projets stratégiques engagés par l’interprofession (Champagne 2030) et par le Syndicat (projet Vignoble) ?

JMC : Nous sommes plutôt favorables à une telle démarche. C’est d’ailleurs un travail que le GDJ avait lui-même engagé en 2009 et 2010, avec le projet « Cap 2025 ». Nous pensons qu’il est important de savoir, par moment, s’arrêter sur les choses, les analyser avec réalisme et se demander de quoi nous souhaitons que l’avenir soit fait. Le monde est en constante et rapide évolution, alors nous poser la question de notre fonctionnement est indispensable si nous ne voulons pas nous faire dépasser par la réalité. La réflexion est donc en cours au sein du CIVC et du SGV, et le GDJ est bien entendu impliqué dans cette réflexion. Ces projets vont influencer notre métier, notre environnement, nos entreprises. C’est pour cette raison que nous les suivons d’autant plus près.
Mais l’important est de voir ce qu’il en sortira. Je dois avouer qu’il nous arrive d’être impatients. D’autant qu’il y a des sujets sur lesquels on nous a clairement demandé d’attendre les conclusions de ces projets pour pouvoir faire avancer les choses. Alors, nous attendons de pied ferme.

CV  : Dans le cadre de votre prochaine assemblée générale, le 7 mars, vous avez choisi de parler de la place du vin en France. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JMC  : Le vin et le champagne sont des produits qui ont une place bien particulière dans notre pays. Économiquement d’abord, mais également socialement et culturellement. Et malgré cela, nous avons la sensation qu’on cherche à nous en mettre toujours plus sur le dos  : interdiction de communiquer, taxation, radicalisation des messages sanitaires. Bref, on se pose de sérieuses questions pour le présent, et pour l’avenir. Surtout qu’il ne faut pas se voiler la face : le contexte commercial est aujourd’hui bien plus concurrentiel que ce qu’il a pu être par le passé. Alors si on ne peut pas parler de notre produit, donner aux consommateurs l’envie de l’acheter, valoriser notre travail et notre filière, comment pourrons-nous faire face à certains effervescents qui ont une puissance publicitaire impressionnante ? Ce sont toutes ces questions sur lesquelles nous souhaitons nous arrêter le temps d’un après-midi, le 7 mars prochain.



Haut de page