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27 juin 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Gérard Beurton, administrateur au SGV, s’exprime sur une nouvelle évolution du PPR mouvement de terrain
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Portrait

Article publié le 10 avril 2013

Gérard Beurton, administrateur au SGV, s’exprime sur une nouvelle évolution du PPR mouvement de terrain

Dans le cadre du Plan de prévention des risques (PPR) mouvement de terrain en Vallée de la Marne, l’administration autorise finalement une plantation de vignes nouvelles en zone à fort risque. Cette évolution fait suite aux nombreuses demandes de la profession viticole qui est très vigilante sur ce dossier ouvert par l’État, dix ans auparavant. Gérard Beurton, administrateur au SGV et membre de la commission technique chargé de ce dossier, nous éclaire.

Champagne Viticole : Cette position de l’administration s’inscrit-elle dans le sens des demandes du SGV ?

Gérard Beurton : Tout à fait, le Syndicat, comme les autres organismes viticoles (chambre d’agriculture de la Marne, CIVC et Inao) qui sont intervenus de manière très concertée autour de ce dossier, a toujours mis en avant le fait qu’une implantation de vignes, bien gérée, n’occasionnait pas un risque supplémentaire de mouvement de terrain. D’ailleurs, le commissaire enquêteur l’a souligné dans son rapport lors de l’enquête ouverte en 2012 : «  Les plantations de vignes ne sont pas, a priori, en corrélation avec la stabilité du sol   » et c’est «  l’action de l’homme, et non pas la vigne en elle-même, qui déstabilise le terrain   ». En revanche, il convient de rester vigilant vis-à-vis des aménagements réalisés lors de la plantation et notamment de maîtriser les flux d’eau, principaux facteurs de glissement en zone sensible.

CV : Lors de l’enquête publique de 2012, nombreux avaient été les viticulteurs à réagir. Diriez-vous que cette mobilisation a porté ses fruits ?

GB : Je serai mesuré car nous travaillons sur un dossier qui a subi de nombreux allers et retours dans le temps. Le SGV est systématiquement intervenu dans les réunions organisées par l’État depuis dix ans sur le sujet. Plusieurs courriers avaient été adressés pour inscrire un certain réalisme. Il est vrai qu’en février 2012, le SGV avait invité près de 1 000 viticulteurs concernés à faire part de leurs inquiétudes vis-à-vis de cette future réglementation, et beaucoup l’ont fait lors de l’enquête publique ouverte localement. Cette forte mobilisation, associée à celle des élus locaux, a interpellé le commissaire enquêteur qui a émis un avis défavorable. Cela a amené l’administration à proposer, en octobre dernier, un nouveau règlement. À cette époque, le texte interdisait de planter de la vigne en zone à risque, en dehors d’un arrachage/replantation. Le SGV mais aussi la chambre d’agriculture de la Marne, le CIVC et l’Inao ont fait part à l’administration du besoin de faire évoluer ce point réglementaire. Nous avons donc tous salué très favorablement la nouvelle version du règlement présenté le 5 février. Certes, le règlement du PPR prévoit des limites d’excavation et de remblai, et interdit les défrichements tels qu’ils sont définis dans le code forestier. Cela exclut donc la possibilité de planter sur des terrains forestiers, mais permet de transformer en vigne des savarts ou friches. Cette évolution constitue une avancée satisfaisante.

CV : Quelles suites allez-vous donner à ce dossier ?

GB : Une nouvelle enquête publique aura lieu courant 2013. Nous en informerons l’ensemble des sections locales concernées. Elle portera à la fois sur le zonage et le règlement dans sa nouvelle version, telle qu’elle a été présentée le 5 février à la profession et aux élus locaux. Par ailleurs, le 5 mars, les services de l’État ont présenté le zonage effectué sur la seconde partie du territoire concerné par le PPR mouvement de terrain de la Côte d’Île de France. Le plan de prévention, initié par la préfecture le 3 avril 2003, couvre un territoire vaste de 71 communes. Aussi, l’administration a-t-elle procédé par étape en commençant par 35 communes, les autres étant étudiées ensuite.



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