La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

26 avril 2017 accueil Accueil >  Portrait  > Anne Haller de FranceAgriMer fait le point sur le programme national viticole
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Portrait

Article publié le 19 février 2014

Anne Haller de FranceAgriMer fait le point sur le programme national viticole

Mis en place lors de la réforme de l’Organisation commune du marché (OCM) vitivinicole de 2008, les programmes de soutien nationaux arrivent au terme de leur première programmation budgétaire. L’occasion de faire le point avec Anne Haller, chargée de mission OCM à France AgriMer.

La Champagne Viticole  : Au dernier congrès de la Cnaoc, les professionnels s’inquiétaient d’une éventuelle non-consommation de la totalité de l’enveloppe communautaire. Quel bilan faites-vous aujourd’hui de l’utilisation des crédits 2008-2013 du programme national viticole ?

Anne Haller  : Pour l’ensemble du programme de cinq ans, la France disposait d’un peu plus de 1,18 milliard d’euros. Nous en avons payé 1,17 au final soit 98,6 % de l’enveloppe sur cinq ans. La seule année de sous réalisation a été la première. Malgré les difficultés, le bilan est très satisfaisant en termes de paiement.
L’expérience acquise doit maintenant nous servir pour le nouveau programme, de manière à mieux anticiper les difficultés et optimiser la nouvelle enveloppe de cinq ans de 1,4 milliard d’euros.

CV  : La mesure « restructuration » a été la plus demandée. Quels sont les principaux changements dans la structuration de l’offre liée à cette forte demande ?

AH  : La restructuration en France c’est avant tout le changement de cépage, puis, de densité et enfin, la restructuration par changement de palissage ou d’irrigation. Le bilan des cinq ans en restructuration, c’est un développement des cépages les plus demandés sur le marché mondial, mais également le maintien de la diversité notamment dans les zones AOC.
Le changement de densité, le palissage et l’irrigation accompagnent, quant à eux, des évolutions techniques et une modernisation des exploitations notamment pour l’intégration de la mécanisation et son optimisation sur l’exploitation.
Les évaluations menées montrent toutes que la restructuration est une mesure qui accompagne de manière très positive la modernisation du vignoble et son adaptation au marché.

CV  : Le succès de l’aide aux investissements a largement dépassé les prévisions. Pourquoi ce succès en France à la différence de l’Espagne et l’Italie ?

AH  : La différence entre les États membres tient à la décision très précoce de la France, dès décembre 2008, de faire une ligne de partage claire entre les aides régionales et FEADER [1], d’une part et les aides OCM vin-FEAGA [2], d’autre part. En Italie et en Espagne, la régionalisation historique des mesures du deuxième pilier a imposé des négociations longues pour définir de nouvelles règles. Par ailleurs, les programmes de développement dans ces pays ont permis une modernisation continue depuis longtemps. La France avait sans doute du retard à rattraper.
Cependant, à la fin de la première programmation, l’Italie commence à avoir des dépenses conséquentes sur cette ligne, et cela pourrait se poursuivre sur la période 2014-2018.

CV  : La mesure d’aide à la promotion dans les pays tiers n’a pas eu le succès escompté. Pourquoi et que faut-il faire pour la développer ?

AH  : La mesure promotion est une mesure compliquée en termes de gestion. Les bénéficiaires sont des entreprises exportatrices, peu habituées à être accompagnées, la mesure était nouvelle tant pour les bénéficiaires que pour FranceAgriMer et enfin, il s’agit de mesures immatérielles dont la validation est complexe. Il est facile d’aller vérifier qu’un bâtiment est construit mais complexe de vérifier si une opération d’animation en magasin aux États-Unis ou en Chine a bien eu lieu. Le bilan 2008-2013 est donc très décevant.
Pour 2014-2018, nous avons prévu un encadrement beaucoup plus clair afin que les entreprises sachent le mieux possible ce qu’elles ont comme contraintes pour bénéficier de l’aide. Nous avons également organisé des réunions, y compris dans les régions, de manière à expliquer la mesure et à former les bénéficiaires à sa mobilisation.

CV  : La nouvelle PAC prévoit des mesures éligibles dans les programmes nationaux vitivinicoles  : l’innovation, la promotion sur le marché intérieur de l’Union européenne et la replantation pour raisons sanitaires. La France va-t-elle adapter son programme pour ces nouvelles mesures ?

AH : Les textes viennent d’être votés par le Conseil et le Parlement européen. Bientôt, la Commission proposera des textes d’application. Après leur validation, il conviendra de décider ou non de les introduire dans le programme français. FranceAgriMer organisera un ou plusieurs groupes de travail pour déterminer les éventuelles modalités, puis une proposition technique et financière sera soumise au Conseil spécialisé. Enfin, le programme national sera modifié pour intégrer ces évolutions. Compte tenu du calendrier, il paraît peu probable que ces dispositions soient mises en place avant le deuxième semestre 2014. Par ailleurs, étant donné les nombreuses limites envisagées, la nature des mesures et des dépenses éligibles prévues à ce stade par la Commission, laisse présager que ce volet du programme sera peu important.


[1] fonds européen agricole pour le développement rural

[2] fonds européen agricole de garantie



Haut de page