La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

17 août 2017 accueil Accueil >  Le dernier numéro  > Edito
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Le dernier numéro

Article publié le 17 avril 2007

Edito

Liberté, égalité, …FONCIER !

À l’heure où notre République française vit au rythme de la campagne présidentielle, notre République champenoise voit son fonctionnement harmonieux profondément troublé par la question du foncier.
Fantasme ou réalité ? La question a savamment été entretenue mais il est aujourd’hui clair que, sous l’effet croisé du dynamisme de nos marchés et de la « rareté » des raisins, tous les acteurs se tournent vers le foncier, clé de l’approvisionnement mais chacun avec ses moyens.
Il y a 55 ans, à l’occasion de l’Assemblée générale de printemps du SGV, le Président Henri Macquart évoquait la question de la propriété du foncier et l’accaparement de celui-ci par le négoce et déclarait : Il est certain qu’il serait contraire à l’intérêt économique de la Champagne toute entière de poursuivre une telle politique. Elle constituerait un abus. Aujourd’hui, l’économie de la Champagne a bien changé : on a multiplié par plus de six le nombre de bouteilles expédiées. Durant le demi-siècle passé, la Champagne a su bâtir sa réussite sur ses propres équilibres. Un vignoble fort, uni, propriétaire des vignes travaillant avec un négoce dynamique, international, qui porte haut le nom de Champagne et rayonne sur tous les marchés du monde.
Le SGV a beaucoup oeuvré au cours des années écoulées pour créer un environnement favorable à la stabilité du patrimoine foncier des exploitants. C’est en particulier par les aménagements juridiques et fiscaux que de nouvelles solutions sont aujourd’hui offertes aux vignerons champenois qui permettent d’amortir le choc des transmissions.
Aujourd’hui, ces outils ne suffisent plus. Dans une situation de pression extrême, l’individualisme fleurit et les grands équilibres champenois souffrent.
Les propos du Président Macquart doivent rappeler tous les acteurs champenois à la raison et à la réflexion. Car nous le savons tous : la prospérité actuelle, le dynamisme de nos ventes sont en même temps notre talon d’Achille, puisque la capacité d’expansion volumique de la Champagne est quasiment à son maximum.
C’est pourquoi, sans attendre l’échéance des accords inter professionnels, le SGV veut anticiper les réflexions. Nous devons entamer, entre les acteurs du vignoble mais aussi avec nos partenaires du négoce, un travail de fond pour un engagement commun, puissant et solennel, fondé sur une double affirmation : la terre au vignoble, des raisins pour le négoce. Car notre responsabilité commune est bien de décider ensemble aujourd’hui ce qui nous permettra d’être encore debout demain et après-demain.
Nous avons tous profité et nous profitons tous de la construction de la Champagne ces 50 dernières années. Aujourd’hui, quelle que soit notre famille, posons-nous la question de nos devoirs à son égard. Le Président Kennedy disait : Si vous ne savez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’Amérique.
La Champagne est une affaire de familles. C’est à nous tous de faire quelque chose pour notre Champagne, de lui rendre un peu de ce qu’elle nous apporte tous les jours. C’est le sens de notre prochaine Assemblée générale : votre participation y est non seulement bienvenue mais essentielle.

Patrick Le Brun, Président du SGV

Haut de page