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Le dernier numéro

Article publié le 15 mai 2009

Edito

J’ai pris acte de vos craintes

Comme chaque année, la salle des fêtes d’Epernay a fait le plein pour l’assemblée générale du SGV. Je remercie tous ceux qui sont venus consacrer une partie de leur journée à cette réunion. J’ai bien écouté et pris acte des inquiétudes légitimes qui ont été exprimées.

L’environnement économique mondial extrêmement lourd nous inquiète tous, car notre vignoble ne pourra évidemment pas échapper à l’impact de la secousse qui touche tous les pays et toutes les filières. À la sortie de cinq années de prospérité remarquable, nous devons nous préparer à faire face à une période 2009-2010 qui sera forcément plus difficile.

Selon la situation commerciale au moment de la vendange, il faudra négocier au sein de l’interprofession les mesures les plus appropriées à l’intérêt de tous. En attendant… il faut attendre. Les mois à venir doivent être mis à profit pour réaliser une analyse fine des mouvements de l’économie au niveau international, national et champenois ainsi que des perspectives d’évolution des marchés.

Plusieurs scénarii sont envisageables entre la petite crise et la très lourde, mais dans l’immédiat, qu’on le veuille ou non, personne ne sait de quoi demain sera fait. Or rien n’est plus anxiogène que l’incertitude. Plus que le combat lui-même, c’est l’attente du combat et le fait de ne pas savoir ce qui va se passer qui fait peur aux Hommes.

Je comprends votre inquiétude. Je suis, comme vous, dans l’expectative face à cette crise brutale qui secoue en cascade tous les secteurs économiques. Mais ne perdons pas non plus de vue que la Champagne a des atouts pour rebondir une fois les turbulences passées  :

— l’image exceptionnelle du produit ;

— la force de nos marques, marques des maisons, mais aussi nos marques de coopératives et celles, individuelles et collective, des champagnes de vignerons ;

— la qualité de nos champagnes. Nous détenons en cave des vins issus de quatre millésimes superbes, cela a un coût mais n’oublions pas pour autant que c’est un atout en terme d’image et de qualité, et donc de perspectives d’avenir.

Nous sommes des paysans, et donc constants. L’incertitude et l’inquiétude font partie de notre vie car il nous faut envisager tous les ans les aléas climatiques qui peuvent mettre en cause notre récolte. Nous avons l’habitude de faire face à la crainte du gel, de la grêle, de la coulure, des maladies ou de la maturité qui ne se décide pas…

Aujourd’hui, nous avons atténué le risque naturel avec la réserve individuelle ; il nous reste toutefois le risque économique venu de l’extérieur. On ne peut pas échapper à tout. Mais puisque l’incertitude fait partie de notre vie, gardons la tête froide, la confiance en nous et la croyance en l’avenir.

Rappelons-nous que nos parents et grands-parents ont fait face, en 1978, 1980 et 1981, à une incroyable série noire de trois récoltes, entre 3 500 et 5 500 kg/ha à l’échelle de la Champagne ! Et bien, malgré ça, ils ont passé la crise et nous ont transmis de très belles exploitations.

Patrick Le Brun, Président du SGV

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