La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

24 octobre 2017 accueil Accueil >  Le dernier numéro  > Edito
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Le dernier numéro

Article publié le 15 avril 2009

Edito

Champagne ou carottes à l’eau ?

Des milliers de courriers, de fax et de mails ont déferlé vers les secrétariats de nos députés et de nos sénateurs, sur tout le territoire français.

Les viticulteurs et le négoce se sont unis derrière l’association Vin et Société pour crier leur désarroi et leur incompréhension. Il semble en effet que la France, le pays du monde dont le nom est le plus associé à la culture du vin, veut sacrifier sa viticulture sur l’autel de la santé publique.

Dans quelle triste société veut-on nous amener avec ces discours de Tartuffe et ces mesures inappropriées  ? La France aurait-elle perdu son bon sens  ? L’alcool est dangereux. Fumer tue. La viande rouge est nuisible, ainsi que la charcuterie, le sel, les sucreries, le beurre, les aliments gras…

Revenons à la raison  : ces produits ne sont pas dangereux en eux-mêmes. Ils le deviennent s’ils sont consommés en excès, sans modération. Celui qui fume TROP, qui boit TROP et qui mange TROP s’expose à des problèmes de santé  : voilà le message simple qu’il faut faire passer, vers les jeunes et les moins jeunes.

À force de vouloir nous mettre tous aux carottes à l’eau et aux haricots verts, avec leurs propos sans nuance et leurs volontés de tout interdire, les intégristes de la santé conduisent la France vers la dépression et la morosité  : ne sommes-nous pas aujourd’hui les plus gros consommateurs d’antidépresseurs de la planète  ? Est-ce une évolution favorable en terme de santé publique  ?

Nos députés, en présentant et en votant des amendements de bon sens à la loi, nous ont entendus et ont su faire passer le message de la modération et de la culture. Je tiens, au travers de cet édito, à les en remercier.

Mais notre combat pour la préservation d’une consommation de vin en France n’est pas gagné. À court terme, il nous reste à convaincre les sénateurs, pour qu’ils confirment le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale. À moyen et long terme, nous devons, tous, nous investir dans la promotion d’un discours préventif et intelligent sur les qualités de nos produits et la bonne façon de les consommer.

Rallions la France derrière la sage formule d’un de ses plus grands philosophes  : « Usez, n’abusez pas  ; ni l’abstinence ni l’excès ne rendent un homme heureux ». (Voltaire)

Patrick Le Brun, Président du SGV

Haut de page