La Champagne Viticole Candidature UNESCO

 

20 août 2017 accueil Accueil >  Le dernier numéro  > Edito
Pique-nique chez le vigneron indépendant • Arocu : "les notes florales et fruitées dans les vins de Champagne" • Jeunes talents du champagne : inscription avant le 30 mai • Concours européen des ambassadeurs du champagne : les inscriptions sont ouvertes ! • 30 mai : prêts pour la Champenoise ? • Centenaire 14-18 : concert à Ville-sur-Tourbe • Vert-Toulon : randonnée le 1er mai • Exposition : des éventails "esprit de champagne" • Concours d'Epernay des champagnes du vignoble : une nouvelle catégorie ! • L'AG du SGV : mardi 14 avril au Millésium
R�duire la taille du texte Agrandir la taille du texte Imprimer cette page

Le dernier numéro

Article publié le 13 novembre 2008

Edito

Le pessimisme est d’humeur… l’optimisme est de volonté

Le champagne : 337 millions de bouteilles vendues en 2007 par 300 négociants, 5 000 vignerons et 40 coopératives. 9 700 marques.

Prenons un peu de hauteur  :

  • La vodka : 1 milliard de bouteilles, en ne comptant que les marques des groupes internationaux. Smirnoff  : 275 millions de bouteilles pour une seule marque. Absolut Vodka  : 130 millions de bouteilles. Grey-Goose  : une marque qui n’existait pas il y a quelques années, qui produit en France 38 millions de bouteilles et les commercialise au prix moyen de 25 €.
  • Rhum Bacardi  : 231 millions de bouteilles.
  • Whisky Johnnie Walker : 168 millions de bouteilles à lui tout seul.
  • Gran Patron, une marque de tequila inconnue il y a 5 ans, a été capable, en 2007, de vendre 14 millions de bouteilles au prix honorable de 210 €… le flacon.
  • Nos bouteilles sont des gouttes d’eau dans le vaste univers des vins et spiritueux. Et cet univers est extrêmement dynamique. Nous vivons dans un monde qui bouge, qui évolue, où il y a du potentiel et des opportunités avec l’éveil de nouvelles zones d’expansion économique.

    Ce monde connaît actuellement de fortes turbulences. Depuis 15 ans une économie financière s’était développée, virtuelle, artificielle, purement spéculative, de plus en plus déconnectée de l’économie réelle. Et cette bulle qui grossissait a fini par exploser, brutalement.

    Bien entendu, cela nous inquiète. Nous craignons des répercussions sur l’économie réelle et les médias se complaisent à diffuser les messages les plus noirs possibles. Comment devons-nous réagir  ? Faut-il absolument être pessimiste ou bien essayer d’analyser les situations pour percevoir les opportunités qui se présentent  ?

    Il y a sans doute un parallèle intéressant à faire entre ce qu’on a pu observer dans le monde des vins et spiritueux et ce qui se passe dans celui de la bourse et des finances. Ces 15 dernières années, on a vu se développer à toute vitesse des marques créées sur des valeurs purement artificielles, vendues à des prix incroyables au regard de la valeur objective du produit (pas d’histoire, pas de savoir faire, pas de qualité exceptionnelle)  : de la valorisation faite exclusivement sur de l’immatériel. Nous constatons aujourd’hui, encore une fois, qu’un immeuble construit trop vite, sans ancrage, s’effondre à la première secousse importante. Nous savons aussi que les édifices assis sur des fondations solides résistent aux tempêtes. Or, le champagne est un produit ancré sur des valeurs fortes, solides, rassurantes. La qualité du produit, depuis plusieurs années, est incontestable.

    Alors faut-il être inquiet  ?

  • Oui, si nous avions l’intention de rester tournés vers le passé, attentistes à la moindre alerte, défaitistes, perdants, campés sur nos acquis.
  • Non si, comme nos prédécesseurs nous savons concilier réalisme et créativité, prudence et ambition, si nous savons avec intelligence utiliser la force de l’image d’un produit unique, centenaire, non reproductible, dont la qualité n’est plus contestable, irremplaçable dans les célébrations, sans jamais brider la créativité marketing et commerciale. Si nous continuons, avec souplesse et clairvoyance, à jouer le jeu d’une intelligente complémentarité entre vignoble et maisons.
  • L’optimiste est celui qui prend sa destinée en main, alors que le pessimiste reste sur le bord de la route. Restons sereins, vigilants, prudents même, mais évitons de sombrer dans la vague alarmiste entretenue par de nombreux médias. En Champagne, nous avons toutes les raisons de croire en l’avenir. Alors avançons et transformons les difficultés en opportunités.

    Patrick Le Brun, Président du SGV

    Haut de page