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Le dernier numéro

Article publié le 6 février 2008

Edito

Entre incertitudes et inquiétudes

Au moment où j’écris cet édito, nous n’avons qu’une première appréciation des expéditions de l’année 2007. 340 millions de bouteilles : le chiffre n’est pas encore définitif, mais une chose est sûre, le record historique des ventes de champagne est battu.

Depuis plusieurs années le ciel est bleu et sans nuage sur le vignoble champenois. Tous les ans, nous guettons l’arrivée des premiers nuages, mais jusqu’ici notre horizon demeure dégagé.

Toutefois, il convient de rester vigilants, d’autant plus que quelques éléments nouveaux apparaissent, qui doivent nous inciter à la prudence.

En effet, les observateurs de l’économie mondiale, sans faire de catastrophisme, se font néanmoins les prophètes d’un message d’inquiétude. La conjoncture évolue, le contexte économique n’est plus tout à fait le même qu’hier : flambée des prix de l’énergie, envolée des cours des matières premières agro-alimentaires, risque de récession aux Etats Unis, turbulences financières, ralentissement de l’économie britannique, retour de l’inflation, recul du pouvoir d’achat, taux de change défavorable, tensions géopolitiques… Il semblerait que l’horizon s’obscurcisse quelque peu pour l’économie mondiale.

Or, l’histoire nous a appris que notre vignoble n’est pas un îlot isolé des turbulences qui touchent le reste du monde. Quand l’économie n’est pas en bonne santé, en général, le champagne éternue.

L’histoire nous a également appris que notre capacité à nous entendre au niveau interprofessionnel pour gérer notre économie de manière réactive et fine est l’un des piliers de la réussite de notre filière.

Dans un environnement qui change, devenant plus incertain, il faut toujours être prêt à s’adapter. Quel que soit le sens dans lequel soufflera le vent (poursuite de la croissance ou recul commercial) nous devons être en mesure d’ajuster la voilure pour protéger notre économie et ses opérateurs contre les rafales.

Pour cela, il est impératif de mettre en place une nouvelle organisation interprofessionnelle de nos marchés internes, davantage adaptée au nouveau contexte champenois (l’approche des limites du potentiel de production notamment) et tenant compte des incertitudes qui planent sur l’évolution de la conjoncture internationale.

C’est un challenge que nous devons relever ensemble, vignoble et négoce. Nous sommes d’accord sur le principe. Il reste à nous entendre sur les modalités de notre partenariat pour les années à venir.

Patrick Le Brun, Président du SGV

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