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Le dernier numéro

Article publié le 3 mars 2015

Edito

Projet de loi de santé publique : défendons notre métier et plus largement, nos valeurs !

Dans quelques semaines vont débuter à l’Assemblée nationale les discussions du projet de loi de santé publique. La profession est mobilisée depuis plusieurs mois et a réussi à éviter une augmentation de la fiscalité. La campagne menée à l’automne 2012 par la filière au travers de Vin & Société et intitulée cequivavraimentsaoulerlesfrançais.fr a marqué les esprits et illustré notre ras-le-bol.

Les pouvoirs publics jouent à ce stade la carte de la prudence et n’ont prévu aucune mesure anti-vin dans le projet de loi initial. Cependant nos adversaires s’organisent et vont tenter de convaincre les parlementaires de l’amender.

Que proposent-ils ? Revenir sur le vote de la loi Hôpital de 2009 et la possibilité de faire de la publicité sur Internet, interdire les noms de cuvée, noms de domaine et marques qui seraient considérés comme incitatifs, supprimer la référence à l’abus dans le message sanitaire et condamner toute forme de consommation, interdire l’affichage dans certaines zones, interdire la publicité à la radio pendant la journée et le week-end, etc. Sans parler des propositions visant à instaurer une taxe sous forme de contribution à la santé publique. En résumé, une politique dont l’objectif serait de faire diminuer la consommation globale de vin et d’alcool et qui serait basée sur les interdits. Le directeur de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie ose même pousser la comparaison entre les sites alcooliers, pédophiles ou nazis…

Nos organisations nationales et la Cnaoc notamment sont en action et ont engagé depuis plusieurs semaines des actions vers les parlementaires. Notre objectif est d’éviter l’adoption de ces amendements par la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 17 mars prochain. Nous travaillons aussi à convaincre les élus de la nécessité de définir le champ de la publicité pour clarifier la loi et éviter notamment l’autocensure qui se développe dans notre pays.

Chacun de nous est concerné par ce débat à double titre. Comme citoyen tout d’abord, puisque la discussion qui va s’ouvrir opposera deux visions de la société : l’une basée sur les interdits et l’autre sur la responsabilité.

Bien entendu, nous défendons la seconde. Comme vigneronne et vigneron ensuite car l’adoption des amendements défendus par nos adversaires aurait des conséquences lourdes sur l’économie du secteur et nous contraindrait encore plus dans notre communication.

Chacun de nous doit donc se préparer et être prêt, si nécessaire, après le 17 mars, à se mobiliser aux côtés des organisations dans des actions syndicales. D’ici là, chacun de nous doit interpeller les élus et les pouvoirs publics pour leur dire que nous n’accepterons pas d’être assimilés à des empoisonneurs et que nous nous donnerons tous les moyens pour empêcher l’adoption de ces propositions.

Nous savons pouvoir compter sur vous.

Pascal Férat, Président du SGVBernard Farges, Président de la Cnaoc

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