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Le dernier numéro

Article publié le 7 janvier 2008

Edito

Bientôt une nouvelle organisation interprofessionnelle

L’économie champenoise, comme l’économie nationale et internationale, doit faire face à deux dangers  : les «  déclinologues  » et les démagogues.

À l’heure où je rédige ces quelques lignes, votre Syndicat et l’Union des maisons de Champagne ont débuté des négociations visant à remettre en chantier notre organisation interprofessionnelle. En effet, celle-ci doit être modernisée, adaptée aux enjeux d’aujourd’hui.

Il faudrait également plus de transparence et de sincérité dans la façon dont nous appliquons et respectons notre cadre interprofessionnel.

La modernisation est au goût du jour. À Paris, on parle de modernisation sociale et économique… en Champagne, on veut ajouter à la modernité la pérennité. De manière générale, il faut privilégier les accords contractuels par rapport au législatif ou au réglementaire. Un accord bien négocié par les parties dans leur intérêt mutuel, qui tient compte des réalités et des contraintes de chacun, vaut bien mieux qu’un décret rédigé par une administration.

Il existe, au niveau national, un projet de «  séparation amiable  » en matière sociale, débattu entre les syndicats salariés et les chefs d’entreprise. Chez nous, sur notre terroir de Champagne, l’enjeu est de remettre en place un projet de mariage, de partenariat amiable entre négoce et vignoble. C’est dans ce sens que nous voulons œuvrer dans les mois qui viennent. Et je ne doute pas que nous arriverons à mettre en place un dispositif adapté et respecté, à partir du moment où il y a volonté des parties à la négociation de se respecter entre elles.

En attendant que notre projet d’organisation voie le jour, prenez garde de ne pas signer n’importe quel contrat. Comme disait Talleyrand à son cocher : Doucement, cocher, je ne suis pas pressé  !  Les bonnes décisions ne se prennent pas dans la précipitation et cela ne coûte pas grand-chose d’attendre quelques mois pour être sûr de faire le bon choix.

Quelques oiseaux de mauvais augure, démagogues ou déclinologues, s’amusent pourtant à présager qu’il est désormais impossible de mettre en place un accord global entre maisons et vignerons. Votre Syndicat ne voit pas les choses ainsi  : tout est réalisable si l’on s’en donne les moyens.

Un exemple très récent le prouve encore  : ainsi, il y a encore quelques jours, tout laissait prévoir que nous aurions une réforme de l’organisation commune du marché du vin qui mettrait en danger toute la filière viticole française. Finalement, grâce à une mobilisation générale de toutes nos institutions, champenoises et nationales, grâce au lobbying mené à Paris et à Bruxelles, le ministre Michel Barnier nous a entendus. Le challenge qu’il vient de relever était très difficile, et pourtant nous avons échappé à tous les projets qui menaçaient notre profession  : la libéralisation des droits de plantation, l’interdiction de la chaptalisation, et la suppression des aides à la distillation. Les énergies se sont mobilisées. Le résultat est atteint  : le conseil des ministres européens a reconnu le bien fondé de nos craintes.

Tous les défis sont possibles quand on y croit  : un spécialiste français des grands challenges a pour projet de mettre en place le principe des Vélib à Pékin… où tout le monde roule à vélo  ! À côté, notre projet d’organisation interprofessionnelle modernisée est un petit défi.

En attendant, je vous adresse à tous, vignerons de Champagne et à vos familles, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Que 2008 soit conforme à nos attentes  : des marchés porteurs, une belle vendange, une organisation interprofessionnelle modernisée… et beaucoup de bonheur  !

Patrick Le Brun, Président du SGV

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