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Le dernier numéro

Article publié le 14 décembre 2007

Edito

Incompréhension

Il y a quelque temps, j’ai été reçu avec un cadre du SGV et un cadre de la CNAOC* par un sénateur de la région champenoise, pour évoquer les adaptations que nous pensons utiles en terme de fiscalité des exploitations au niveau national.

Je pensais rencontrer un homme soucieux de comprendre et de défendre les intérêts du monde rural. Quelle ne fut pas ma surprise de me voir reprocher, avec des mots sans nuance, de me préoccuper des intérêts des petites exploitations au forfait qui (je cite)  : ne veulent pas choisir leur fiscalité pour des raisons évidentes d’évasion fiscale (!!!). Pour cet élu, il est inacceptable et inexcusable que le Sgv prétendre défendre ces gens là. Inutile d’essayer d’expliquer que ces «  gens-là  » sont adhérents du syndicat et qu’ils vendent leurs raisins aux maisons, ce qui n’est pas inutile en cette période de tension sur la matière première…

C’est la première fois que je suis confronté à l’expression d’un tel mépris pour l’ensemble d’une catégorie socioprofessionnelle. J’en suis affligé et choqué, non pas par rapport à moi (en l’occurrence je n’étais a priori pas visé, étant au réel), mais par rapport à l’ensemble des vignerons honnêtes de Champagne, que je représente.

Cet homme, qui se dit plus paysan que moi, est prêt à rayer de la carte 8 000 exploitations qui alimentent le négoce, qui payent des impôts et des charges sociales, qui contribuent à l’entretien de notre superbe paysage de parcelles morcelées et à la dynamique de l’économie régionale. Bravo !!!

J’espère qu’il ne représente que lui, que ses paroles n’engagent que lui, et qu’il est bien le seul représentant du monde politique à vouloir condamner à mort les nombreuses petites structures du monde rural… •

*CNAOC : Confédération nationale des vins d’AOC.

Patrick Le Brun, Président du SGV

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