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Le dernier numéro

Article publié le 8 janvier 2014

Edito

Champagne 2030 : une ambition partagée

Ambitieux. Le projet Champagne 2030 l’est, comme rappelé lors de mon intervention à l’assemblée de l’AVC, le 29 novembre dernier.

Loin de nous effrayer, cette ambition doit être un moteur pour les vignerons de l’appellation la plus prestigieuse que nous sommes.

Nous en avons même besoin collectivement, pour retrouver à la fois l’énergie et la créativité qui ont si bien réussi au champagne.

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les menaces qui nous guettent. Certaines ont déjà ébranlé notre organisation, son produit, et son exceptionnelle image.

Aujourd’hui, notre défi est d’unir définitivement les termes « champagne » et « excellence », pour créer de la valeur.

Quand je vous parle d’excellence, j’évoque…

  • l’excellence de l’image,
  • l’excellence d’un produit authentique,
  • l’excellence des paysages,
  • l’excellence de nos pratiques, de la vigne à la vente.
  • Au-delà des effets d’annonce, je ne me fais pas d’illusion : ce défi ne sera relevé que si chacun de nous s’engage personnellement et avec rigueur, mais toujours dans le sens du collectif.

Pourquoi le champagne menace de descendre de son piédestal ? Nous avons été enviés, copiés, plagiés. Tant et si bien que le positionnement du « roi des vins » n’est plus une évidence. Est-ce à dire que nous n’avons pas été toujours exemplaires, irréprochables ?

Pour réussir ensemble ce projet d’avenir, quatre conditions s’imposent :

  • Tout d’abord, nous devons avoir la sagesse et le courage de faire preuve d’innovation et de nous imposer des évolutions marquantes. 20 ans après, qui regrette le choix de la Champagne de s’imposer 15 mois de vieillissement ? Qui regrette l’agrément des centres de pressurage et le passage aux 160 kg/hl ? Aujourd’hui, nous sommes tous fiers de l’avancée apportée par nos décisions collectives.
  • Ensuite, nos efforts permanents pour développer la qualité doivent être soutenus par une communication interprofessionnelle forte. Une communication sur le mot champagne qui affirme l’excellence et la différence de notre vin.
  • Autre condition : avoir la foi et la passion, comme nos parents et grands-parents qui se sont battus pour construire et défendre l’appellation. L’avenir appartient à ceux qui voient loin, qui sont volontaires et optimistes, qui se donnent des objectifs.
  • Enfin, – et même si je doute qu’ils m’entendent – il faut que les pouvoirs publics et le législateur soient des promoteurs de notre profession et non des « empêcheurs »…

Ce grand projet, nous le voulons, passionnément, et sa réussite exige l’implication de tous.

Pour conclure, comme cela est de « saison », je vous souhaite, à vous et à vos proches, d’excellentes fêtes de fin d’année.

Pascal Férat, Président du SGV

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